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Il plaide coupable pour fraude après avoir vécu gratuitement dans cet hôtel à New York

Mickey Barreto a admis avoir falsifié des documents fonciers dans le but de s’approprier l’hôtel.

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Le New Yorker Hotel, au centre, vu à New York, le 8 novembre 2013. Un homme qui avait réussi à utiliser une loi sur le logement de la ville de New York pour vivre sans payer de loyer dans cet hôtel emblématique a été accusé de fraude après avoir prétendu en être le propriétaire. Le New Yorker Hotel, au centre, vu à New York, le 8 novembre 2013. Un homme qui avait réussi à utiliser une loi sur le logement de la ville de New York pour vivre sans payer de loyer dans cet hôtel emblématique a été accusé de fraude après avoir prétendu en être le propriétaire. (Peter Morgan)

Un homme de New York qui tentait de revendiquer la propriété de l’hôtel New Yorker a plaidé coupable de fraude, mettant ainsi fin à une longue saga judiciaire impliquant une obscure loi sur les locataires qui lui avait permis de vivre gratuitement pendant des années dans le célèbre hôtel de Manhattan.

Mickey Barreto a plaidé coupable mercredi, admettant avoir falsifié des documents fonciers dans le but de s’approprier l’hôtel. Cette tentative a été, du moins sur le papier, partiellement couronnée de succès.

Selon le récit de M. Barreto, lui et son petit ami ont payé 200$ en 2018 pour louer l’une des plus de 1000 chambres de cet hôtel Art déco imposant et souvent photographié. Il a ensuite demandé un bail, affirmant que son séjour d’une nuit lui donnait droit à la protection prévue par une loi municipale sur le logement qui s’applique aux occupants de chambres individuelles dans des immeubles construits avant 1969.

Lorsque l’hôtel a refusé, il a porté l’affaire devant le tribunal du logement. L’hôtel n’ayant pas envoyé d’avocat à une audience cruciale, M. Barreto s’est vu accorder la «possession» de la chambre.

Mais les procureurs de Manhattan ont affirmé que M. Barreto était allé plus loin, fraudant l’État en téléchargeant sur un site web municipal un faux acte de propriété prétendant transférer la propriété de l’ensemble du bâtiment à son nom.

«Comme des animaux»: son propriétaire change la serrure de son appartement à son insu Said El Kaddioui El Ididrssi et sa famille ont eu droit à une bien mauvaise surprise lorsqu’ils sont revenus un soir à leur appartement. Le père de famille n’arrivait plus à y entrer puisque le propriétaire avait changé la serrure sous prétexte qu’il y avait un retard de paiement de quatre jours.

La propriété appartient actuellement à l’Association du Saint-Esprit pour l’unification du christianisme mondial, fondée en Corée du Sud par un messie autoproclamé, le défunt révérend Sun Myung Moon. L’église n’a pas répondu à une demande d’informations envoyée par courriel.

Mickey Barreto a ensuite tenté de percevoir le loyer d’un locataire de l’hôtel et a exigé que la banque de l’hôtel lui transfère ses comptes, selon les procureurs.

Il a finalement été expulsé des lieux en 2024 et inculpé de plusieurs chefs d’accusation pour fraude. Il a ensuite été jugé inapte à subir son procès et condamné à suivre un traitement psychiatrique.

Dans le cadre de l’accord, M. Barreto a été condamné à une peine de six mois de prison, qu’il a déjà purgée, ainsi qu’à cinq ans de probation, selon un porte-parole du procureur du district de Manhattan.

Brian Hutchinson, l’avocat de M. Barreto, n’a pas immédiatement répondu à un message téléphonique lui demandant de commenter l’affaire.

Mickey Barreto avait précédemment indiqué à l’AP que le juge qui lui avait accordé la «possession» de sa chambre lui avait indirectement donné l’ensemble du bâtiment, car celui-ci n’avait jamais été subdivisé.

«Je n’ai jamais eu l’intention de commettre une fraude. Je ne pense pas avoir jamais commis de fraude», avait-il dit à l’époque. «Et je n’ai jamais tiré un centime de tout cela.»