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Huit élèves ont été arrêtées après l'incendie d'un dortoir pour filles au Kenya

«Les enquêteurs ont mené des entretiens approfondis avec les élèves, le personnel enseignant et d’autres témoins.»

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Des membres de la Croix-Rouge récupèrent les corps d'élèves décédées dans l'incendie qui a ravagé un dortoir de l'école pour filles Utumishi, au Kenya, le jeudi 28 mai 2026. Photo AP Des membres de la Croix-Rouge récupèrent les corps d'élèves décédées dans l'incendie qui a ravagé un dortoir de l'école pour filles Utumishi, au Kenya, le jeudi 28 mai 2026. Photo AP (Andrew Kasuku)

Huit élèves ont été arrêtées vendredi dans la foulée de l’incendie qui a détruit un dortoir d’une école pour filles au Kenya, faisant 16 morts et des dizaines de blessées.

Selon la Direction des enquêtes criminelles, un service de la police nationale, les jeunes filles ont été arrêtées pour avoir planifié et perpétré un incendie criminel présumé à l’école Utumishi, dans le centre du Kenya.

Outre les décès, l’incendie survenu jeudi matin a fait 79 blessés. La police a passé toute la journée de jeudi à interroger 30 élèves. Elle a demandé à leurs parents de rentrer chez eux sans les filles et de revenir vendredi matin.

«Les enquêteurs ont mené des entretiens approfondis avec les élèves, le personnel enseignant et d’autres témoins», a fait savoir le porte-parole de la Direction des enquêtes criminelles, John Marete, dans un communiqué.

«Les équipes de police scientifique procèdent à un examen détaillé des images de vidéosurveillance disponibles», a-t-il ajouté.

Vendredi matin, les parents restaient dans l’incertitude à l’école, sans information claire sur le moment où les autres élèves seraient relâchées.

«On ne nous a même pas parlé des huit personnes que la police a arrêtées», a mentionné à l’Associated Press une mère, qui s’est exprimée sous couvert d’anonymat par crainte que sa fille ne soit victime de représailles.

«Nous sommes ici et personne ne nous donne aucune information», a-t-elle déploré.

Le mobile de l’incendie criminel n’était pas encore connu.

«Les enquêteurs continuent de recueillir des témoignages et d’analyser toutes les preuves disponibles afin de reconstituer le déroulement des événements, d’établir toutes les circonstances de l’incident et d’en déterminer le mobile», a souligné M. Marete.

Les corps des 16 victimes, toutes des élèves, ont été transportés jeudi à la morgue d’un hôpital public, où des tests d’ADN étaient en cours pour établir leur identité.

Les incendies dans les écoles sont une source de préoccupation en Afrique de l’Est, où les salles de classe et les dortoirs sont souvent surpeuplés et où il n’y a généralement pas d’équipement de lutte contre les flammes.

Ces incendies sont parfois attribués à des défaillances électriques ou à des élèves qui mettent le feu aux écoles pour des raisons disciplinaires.