Les habitants de Hong Kong encourent désormais un an de prison s’ils refusent de communiquer les mots de passe de leurs appareils dans le cadre d’enquêtes relevant de la loi sur la sécurité nationale, on annoncé les autorités lundi.
La nouvelle disposition oblige à fournir «tout mot de passe ou autre méthode de décryptage» permettant à la police d’accéder aux équipements électroniques susceptibles de contenir des preuves.
Les contrevenants s’exposent à un an de prison et à une amende équivalant à 17 000 dollars canadiens.
Jusqu’à présent, le refus de communiquer un tel mot de passe n’était pas considéré comme un délit d’entrave.
La mesure, entrée en vigueur lundi, s’inscrit dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin en 2020 à la suite de vastes manifestations pro-démocratie, parfois violentes.
Elle vise à garantir que «les activités mettant en danger la sécurité nationale puissent être efficacement prévenues, réprimées et sanctionnées, tout en assurant une protection adéquate des droits et intérêts légitimes des personnes et des organisations», a indiqué un porte-parole du gouvernement.
L’imposition de la loi sur la sécurité nationale de 2020, complétée par un second volet en 2024, a provoqué un net recul des libertés publiques dans l’ancienne colonie britannique restituée à la Chine en 1997, selon les défenseurs des droits humains.
