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Gustavo Petro se rendra à Cuba pour dénoncer la «politique d’asphyxie» des États-Unis

La durée de la visite officielle n’a pas été précisée.

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Le président colombien Gustavo Petro arrive au palais présidentiel de Panama City, le 28 janvier 2026. Photo AP Le président colombien Gustavo Petro arrive au palais présidentiel de Panama City, le 28 janvier 2026. Photo AP (Matias Delacroix)

Le président sortant colombien de gauche Gustavo Petro effectuera vendredi un voyage officiel à Cuba pour discuter avec son homologue Miguel Diaz-Canel de la «politique d’asphyxie» des États-Unis contre l’île communiste, a annoncé jeudi la ministre colombienne des Affaires étrangères.

M. Petro, dont le mandat de quatre ans s’achèvera la semaine prochaine avec la passation de pouvoir au tenant d’une droite dure, Abelardo de la Espriella, est un critique acerbe de la politique étrangère du président américain Donald Trump et de son secrétaire d’État, Marco Rubio.

Il a régulièrement dénoncé l’embargo imposé par Washington à Cuba depuis 1962, ainsi que le récent blocus pétrolier et les mesures contre les dirigeants de l’île communiste.

La ministre colombienne des Affaires étrangères, Rosa Villavicencio, a assuré sur une radio locale que le président Petro se rendrait à La Havane pour «se rendre compte directement de la situation que traverse socialement et économiquement» le pays, «du fait du blocus des États-Unis et de la politique d’asphyxie» menée.

La durée de la visite officielle n’a pas été précisée.

Cuba: les paiements par cartes Visa et Mastercard suspendus en raison des sanctions américaines Cuba a annoncé mercredi la suspension des paiements par cartes Visa et Mastercard à partir de samedi après la rupture des relations entre une banque étrangère et une institution financière de l’île, en raison des sanctions américaines.

M. de la Espriella, allié de Trump qui entrera en fonctions le 7 août, a annoncé dimanche qu’il entendait rompre les relations diplomatiques avec Cuba et le Nicaragua, deux pays qu’il a qualifiés de «tyrannies».

Le gouvernement cubain a rétorqué mardi qu’il s’agissait d’une «claire subordination» aux États-Unis.

La Havane avait notamment été le siège des pourparlers qui ont permis l’accord de paix de 2016 avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie.