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«Forts soupçons» de Séoul que la mine qui a explosé la semaine passée soit nord-coréenne

«Les mines ont explosé à environ 10 mètres au sud de la ligne de démarcation militaire.»

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Un poste de garde militaire nord-coréen, en haut, et un poste sud-coréen, en bas, vus depuis Paju, en Corée du Sud, près de la frontière avec la Corée du Nord, le 18 juin 2024. Photo AP Un poste de garde militaire nord-coréen, en haut, et un poste sud-coréen, en bas, vus depuis Paju, en Corée du Sud, près de la frontière avec la Corée du Nord, le 18 juin 2024. Photo AP (Ahn Young-joon)

L’explosion qui a blessé trois officiers sud-coréens dans la zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corées la semaine dernière a probablement été provoquée par des mines nord-coréennes, ont déclaré lundi les autorités militaires de Séoul.

«Il existe de forts soupçons que des mines terrestres nord-coréennes soient à l’origine de l’explosion», a indiqué Kwon Dae-won, vice-président de l’état-major interarmées de Corée du Sud, lors d’un point de presse où il présentait les conclusions préliminaires d’une enquête conjointe avec le Commandement des Nations unies sur l’incident survenu le 21 septembre.

«Les mines ont explosé à environ 10 mètres au sud de la ligne de démarcation militaire, et nous avons confirmation que le site se trouvait à environ 10 mètres d’une zone où l’observation des modifications du terrain laisse penser que les forces nord-coréennes y ont récemment posé des mines», a-t-il précisé.

«En étudiant le cratère et le schéma des flammes provoquées par l’explosion, ainsi que l’ampleur des blessures (…) nous estimons qu’il existe de forts soupçons que des mines terrestres nord-coréennes soient à l’origine de l’explosion’, a-t-il ajouté.

Deux mines terrestres ont explosé et une troisième, qui n’a pas sauté, a été découverte alors que les soldats se repliaient après la déflagration, a détaillé M. Kwon.

Si une fois l’enquête achevée elle conclut que Pyongyang, doté de l’arme nucléaire, est responsable, «la Corée du Nord porterait l’entière responsabilité de l’incident et nos forces armées prendront des mesures appropriées et proportionnées», a dit M. Kwon, sans donner de détails.

La DMZ figure parmi les endroits les plus minés au monde. On estime que plus de 800 000 mines infestent cette zone-tampon de 4 km de large qui divise depuis 1953 la péninsule sur près de 250 km. Beaucoup de ces engins datent de la Guerre de Corée (1950-1953), mais d’autres ont été posés dans les années qui ont suivi, voire plus récemment, pour empêcher les infiltrations ennemies.

En l’absence de traité de paix, Séoul et Pyongyang sont techniquement toujours en guerre.

Depuis que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a officiellement renoncé fin 2023 à toute possibilité de réunification avec le Sud, l’armée de Pyongyang a posé de nouvelles mines et construit de nouvelles fortifications dans le but de rendre la frontière encore plus hermétique.