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Forte hausse du nombre d’Européens avec un avis négatif à l’égard des États-Unis

À titre de comparaison, les citoyens de l’UE sont 83% à avoir un avis négatif de la Russie, 61% de la Chine, 41% de l’Inde.

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Une femme déguisée en Statue de la Liberté participe à la manifestation « No Kings » à Paris, en France, le samedi 28 mars 2026. (Photo AP) Une femme déguisée en Statue de la Liberté participe à la manifestation « No Kings » à Paris, en France, le samedi 28 mars 2026. (Photo AP) (Aurelien Morissard)

Les trois quarts des Européens ont une opinion négative des États-Unis, un chiffre qui a bondi au cours des derniers mois, selon un vaste sondage publié vendredi.

Ils sont tout aussi nombreux à voir l’UE comme une «force de stabilité dans un monde incertain», d’après cet Eurobaromètre, une enquête réalisée dans les 27 États européens.

Par rapport à l’automne dernier, la part d’Européens ayant une opinion défavorable des États-Unis (74%) a grimpé de 14 points.

À titre de comparaison, les citoyens de l’UE sont 83% à avoir un avis négatif de la Russie, 61% de la Chine, 41% de l’Inde.

Les Européens ne sont désormais plus que 24% à avoir une image positive des États-Unis.

Faut-il voir là un effet des droits de douane imposés par Donald Trump? Des velléités du président américain sur le Groenland, ou encore une forme de frustration liée au conflit que son administration mène au Moyen-Orient?

Donald Trump menace de bombarder l’Iran Le président américain menace de bombarder l’Iran, alors que les deux pays semblaient se rapprocher d'un accord préliminaire visant à mettre fin à la guerre.

Sollicitée sur cette question, la Commission européenne s’est refusée à toute interprétation du sondage.

«Comme vous le savez, les États-Unis sont un partenaire important pour nous, et nous travaillons avec eux de manière constructive sur tous les sujets d’intérêt commun que nous partageons», a déclaré une porte-parole, Arianna Podesta.

Par ailleurs, les Européens sont très nombreux (81%) à soutenir l’idée d’une politique de défense et de sécurité commune au sein du bloc, un plus haut en 20 ans.

L’enquête a été menée de mi-mars à début avril, à travers les 27 États membres de l’UE. Plus de 26.000 citoyens de l’UE ont été interrogés.