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Flávio Bolsonaro est candidat à la présidence du Brésil malgré les obstacles

Il est toujours à la recherche d’un colistier et ne bénéficie pas du soutien des partis centristes, contrairement à son père.

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Le sénateur brésilien Flavio Bolsonaro salue ses partisans à son arrivée au congrès du Parti libéral, où il a été confirmé comme candidat à la présidence du parti, à São Paulo, le samedi 25 juillet 2026. Photo AP/Ettore Chiereguini Le sénateur brésilien Flavio Bolsonaro salue ses partisans à son arrivée au congrès du Parti libéral, où il a été confirmé comme candidat à la présidence du parti, à São Paulo, le samedi 25 juillet 2026. Photo AP (Ettore Chiereguini)

Le sénateur brésilien Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, a été désigné samedi candidat à la présidence par le Parti libéral de son père, pour affronter le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva, alors même que sa campagne se heurte à de nombreux obstacles.

Flavio Bolsonaro est toujours à la recherche d’un colistier et ne bénéficie pas du soutien des partis centristes, contrairement à son père.

Peu de personnalités politiques brésiliennes de premier plan étaient présentes, ce qui témoigne une nouvelle fois de ses difficultés à former une alliance contre M. Lula avant l’élection d’octobre.

La belle-mère très populaire du sénateur de 45 ans, Michelle Bolsonaro, figure de proue pour de nombreux électeurs évangéliques, figurait parmi les absences notables parmi les quelque 500 personnes venues l’acclamer à São Paulo.

Récemment, les deux se sont échangé des critiques en public. Elle s’est exprimée samedi dans une vidéo enregistrée dans laquelle elle n’a mentionné le candidat désigné qu’une seule fois.

Flávio Bolsonaro a néanmoins réussi à s’adjoindre le soutien du président argentin, Javier Milei, a diffusé une courte vidéo de soutien du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et espère désormais obtenir d’autres soutiens internationaux de la part de plusieurs membres de l’administration du président américain Donald Trump.

M. Milei a indiqué que le Brésil devait se débarrasser de ce qu’il a qualifié de «risque Lula», à savoir le maintien d’une politique progressiste pendant quatre années supplémentaires au sein de l’économie la plus puissante d’Amérique latine.

Mais certaines absences ont été notables. L’ancien président ne pouvant prononcer de discours publics alors qu’il purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d’État, une vidéo a présenté une version de Jair Bolsonaro créée par intelligence artificielle.

Flávio Bolsonaro n’a pas donné beaucoup de détails sur ses projets pour la présidence s’il remporte les élections. Les larmes aux yeux, il a rendu hommage à son père, actuellement assigné à résidence, et s’est élevé contre M. Lula.

«C’est vous qui m’enfilerez cette écharpe présidentielle l’année prochaine, a clamé M. Bolsonaro, qui a également accusé la Cour suprême du Brésil de persécuter sa famille. C’est plus qu’une convention du parti. C’est le début des batailles les plus difficiles de notre vie. Un combat entre le bien et le mal.»

M. Bolsonaro n’a pas réussi à recruter une colistière de premier plan après avoir tenté de convaincre l’ancienne ministre de l’Agriculture, Tereza Cristina.

Son Parti populaire, qui dispose d’un bastion au Congrès et a joué un rôle clé dans l’accession de Jair Bolsonaro à la présidence, ne devait pas présenter de candidat à la présidence. Sa prise de distance vis-à-vis du jeune Bolsonaro a été surprenante.

«Flávio Bolsonaro a dû faire face à un problème chaque semaine, parfois même deux, a souligné Thomas Traumann, consultant politique basé à Rio de Janeiro. Jusqu’à présent, il est resté sur la défensive, affirmant que la campagne ne commencerait qu’en août.»

Le Parti des travailleurs de M. Lula confirmera la candidature à la réélection de l’homme de 80 ans lors d’un congrès qui se tiendra le 2 août, également à São Paulo, un bastion électoral clé.

Une bataille difficile

Bon nombre des difficultés rencontrées par M. Bolsonaro sont de son propre fait.

Le soutien à sa candidature a commencé à s’effriter en mai après qu’il a admis avoir demandé plusieurs millions de dollars au banquier emprisonné Daniel Vorcaro pour financer un film sur la vie de son père. Cette révélation a choqué bon nombre de ses alliés.

M. Bolsonaro s’est ensuite rendu à la Maison-Blanche et au département d’État américain quelques jours plus tard, espérant bénéficier d’un coup de pouce de M. Trump, mais, aujourd’hui, de nombreux électeurs, chefs d’entreprise et responsables politiques lui reprochent le fait que le gouvernement américain ait imposé, à compter de vendredi, de nouveaux droits de douane pouvant atteindre 37,5 % sur les exportations brésiliennes.

Puis, la semaine dernière, M. Bolsonaro a essuyé des critiques après avoir répété des allégations démenties concernant la fiabilité du système de vote électronique brésilien, reprenant ainsi celles qui avaient conduit le plus haut tribunal du pays à déclarer son père inéligible.