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Fin des poursuites contre une ex-analyste de la CIA accusée d’avoir renseigné Séoul

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South Korea Sees US by Its Side Regardless of Who Is in White House (SeongJoon Cho/Bloomberg)

Les procureurs américains ont décidé d’abandonner les poursuites contre une ex-analyste de la CIA, accusée d’avoir servi d’agent de renseignement au profit de la Corée du Sud en échange de produits de luxe et de dîners coûteux.

Sue Mi Terry, née à Séoul puis naturalisée américaine, avait travaillé pour le gouvernement américain entre 2001 et 2011 comme analyste à la CIA et chercheuse au Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, avant de rejoindre un groupe de réflexion (think tank).

C’est à cette époque qu’elle aurait commencé à travailler pour le compte de la Corée du Sud, à partir de 2013.

En 2024, la justice américaine l’a inculpée pour avoir omis de s’enregistrer en tant qu’agente étrangère et avoir divulgué des informations du gouvernement américain aux services de renseignement sud-coréens.

Dans un document judiciaire rendu public mardi, le parquet fédéral de New York annonce qu’il abandonnera les poursuites d’ici douze mois si Sue Mi Terry respecte une liste de conditions.

Parmi celles-ci: ne commettre aucune infraction, rester sur le territoire américain, ne pas communiquer avec les services sud-coréens ou encore ne pas accepter de cadeau de plus de 100 dollars d’un gouvernement étranger sans autorisation.

Dans ce même document, l’ex-experte reconnaît avoir partagé avec les services coréens des notes, des articles, et avoir organisé un événement avec des collaborateurs du Congrès américain payé par la Corée du Sud.

Elle admet aussi avoir accepté des cadeaux d’une valeur totale de 10 000 dollars, des repas payés par les services secrets, et avoir collecté environ 37 000 dollars pour son think tank.

Son avocat, Lee Wolosky, a déclaré dans un communiqué relayé mardi par les médias américains que Sue Mi Terry avait servi son pays «loyalement pendant de nombreuses années».

«Nous avons toujours soutenu que ses échanges avec des responsables sud-coréens s’inscrivaient dans la défense des intérêts américains et dans le cadre de son travail en tant que spécialiste américaine de premier plan de la Corée du Nord et de l’Asie de l’Est», a-t-il ajouté.