Des dizaines d’écoles indonésiennes ont été fermées pour la deuxième journée consécutive mardi, tandis que près de 48 000 pompiers sont mobilisés à travers le pays pour lutter contre les feux de forêt qui ravagent l’archipel, au début d’une saison sèche longue et intense aggravée par le phénomène El Niño.
Dans le Kalimantan occidental, sur l’île de Bornéo que l’Indonésie partage avec la Malaisie et Brunei, le maire de Pontianak a ordonné la fermeture des écoles en raison de la fumée envahissant la ville en provenance d’incendies extérieurs.
«Nous commençons à le ressentir, en particulier la nuit et le matin, alors que la brume enveloppe déjà la ville de Pontianak», a déclaré lundi le maire Edi Rusdi Kamtono dans un communiqué.
Les registres publics montrent que Pontianak compte des dizaines de milliers d’élèves dans ses établissements publics.
Les enfants étudieront à distance tant que la qualité de l’air restera mauvaise, a ajouté le maire, sans préciser le nombre exact d’écoles touchées.
Dans l’est de l’île de Java, l’incendie du parc national de Bromo Tengger Semeru, attraction touristique majeure fermée aux visiteurs depuis samedi, a ravagé près de 900 hectares, mardi matin.
«Nous faisons de notre mieux et mobilisons tous les moyens possibles (…) pour éteindre et arroser la zone», a déclaré à l’AFP le responsable local de la gestion des catastrophes, Satriyo Nurseno.

Trois hélicoptères bombardiers d’eau et des camions prêtent main-forte aux quelque 200 pompiers, gardes forestiers, policiers et militaires mobilisés pour maîtriser le sinistre.
Selon l’agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), plus de 48 000 agents ont été déployés pour combattre les incendies dans six provinces.
Le ministre de la Sécurité, Djamari Chaniago, a annoncé lundi que l’Indonésie avait déployé 43 hélicoptères ainsi que jusqu’à 15 avions à voilure fixe pour procéder à des opérations d’ensemencement des nuages afin de provoquer des pluies là où cela s’avère nécessaire.
Selon l’agence météorologique BMKG, l’Indonésie devrait connaître cette année une saison sèche particulièrement difficile, marquée par un risque élevé de sécheresse et d’incendies, en partie en raison d’El Niño.
Avec ce phénomène naturel, qui revient tous les deux à sept ans, les eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial se réchauffent, ce qui entraîne pendant des mois des modifications majeures des régimes de vents, de pression et de précipitations à l’échelle mondiale.
Plus de 107 000 hectares de terres ont brûlé dans l’ensemble du pays depuis le début de l’année.
