Conflit au Moyen-Orient

«Faiseur de paix»: les 8 zones d’interventions militaires de Donald Trump

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Donald Trump promet d'autres attaques sur l'Iran Alors que l'opération américano-israélienne en est à sa troisième journée, Donald Trump a promis d'autres attaques visant l'Iran.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, l’armée américaine est intervenue dans huit zones.

Après les frappes israélo-américaines lancées samedi en Iran et ayant tué l’ayatollah Khamenei, retour sur les théâtres des opérations militaires du président américain, qui aime à se vanter comme «faiseur de paix».

Iran

C’est la seconde fois que les États-Unis frappent l’Iran conjointement avec Israël depuis le début du second mandat de Donald Trump. Le 21 juin 2025, lors d’une guerre de douze jours entre Israël et l’Iran, les États-Unis ont effectué des frappes contre trois importants sites nucléaires iraniens.

Donald Trump assure qu’ils ont été «anéantis», mais l’étendue précise des dégâts et des reconstructions faites par l’Iran depuis n’est pas connue.

Venezuela

Le 3 janvier 2026, les États-Unis capturent le président vénézuélien et son épouse, lors d’une opération militaire spectaculaire avec bombardements sur la capitale et déploiements au sol. Une centaine de personnes, civils et militaires, sont tués.

Nicolas Maduro, emprisonné aux États-Unis, est inculpé pour narcotrafic.

La vice-présidente Delcy Rodriguez est investie cheffe de l’État par intérim, mais Donald Trump entend «dicter» les décisions du Venezuela, dont une réforme pétrolière qui ouvre les vastes réserves du pays au secteur privé.

Caraïbes

En septembre 2025, Washington débute une campagne, qui vise officiellement des cartels officiant dans les Caraïbes et alimentant le trafic de drogue aux États-Unis.

Au moins 150 personnes ont été tuées dans ces attaques de bateaux de trafiquants de drogue présumés, dont la légalité suscite un vif débat dans le monde et au sein de la classe politique américaine.

L’administration du président américain Donald Trump n’a jamais fourni de preuve solide permettant d’affirmer que les navires visés étaient effectivement impliqués dans des trafics.

Yemen

Le 15 mars 2025, Donald Trump lance une intensification des raids aériens contre les positions des rebelles houthis au Yemen, débutés en janvier 2024 sous la présidence de Joe Biden en représailles à leurs attaques de navires en mer Rouge.

Les frappes américaines se poursuivent jusqu’à début mai, quand États-Unis et rebelles houthis parviennent à un accord de cessez-le-feu sous médiation omanaise.

Somalie

La Somalie est le théâtre de la première intervention militaire extérieure décidée par Donald Trump lors de son second mandat. Le 1er février 2025, il annonce de nouvelles «frappes aériennes» contre plusieurs combattants du groupe État islamique dans ce pays africain.

Déjà intensifiées sous le premier mandat de Trump, ces frappes aériennes, qui visent également le groupe jihadiste Shebab, ont connu un rythme encore accéléré depuis début 2026, a indiqué le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom).

Nigeria

Également sur le continent africain, le nord-ouest du Nigeria est le théâtre de frappes des États-Unis le jour de Noël 2025 visant des militants du groupe État islamique (EI) venus du Sahel pour collaborer avec le groupe jihadiste local Lakurawa.

Le président américain a choisi de repousser les «nombreuses frappes» au 25 décembre, menées en accord avec le président nigérian, pour «offrir un cadeau de Noël» aux combattants jihadistes.

Syrie

À partir de décembre 2025 les États-Unis mènent, avec le soutien de la Jordanie, des frappes visant le groupe État islamique (EI) en Syrie.

Washington cible le groupe jihadiste depuis l’attaque meurtrière, imputée par Washington à l’EI, qui avait tué deux militaires et un interprète américains le 13 décembre dans la région désertique de Palmyre.

«Plus de 50 terroristes de l’EI ont été tués ou capturés et plus de 100 sites ont été frappés avec des centaines de munitions de précision», indiquait mi-février le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Irak

Mi-mars 2025, le premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani et le Centcom annoncent la mort dans une frappe dans la province irakienne d’al-Anbar d’un important chef de l’EI, Abdallah Makki Muslih al-Roufayi, chargé notamment des «opérations extérieures», présenté comme «l’adjoint du Calife» de l’EI, et visé par des sanctions américaines.

Le premier ministre salue une opération chapeautée par les Renseignements irakiens et menée en coopération avec la coalition internationale antijihadistes emmenée par Washington.