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Épidémie d’Ebola: les États-Unis veulent ouvrir un centre de quarantaine au Kenya

Plus de 900 cas suspects et 220 décès suspects ont déjà été recensés, selon les derniers bilans officiels.

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Du personnel médical à l'œuvre dans un centre de traitement d'Ebola à Rwampara, au Congo, le jeudi 21 mai 2026. Photo AP Du personnel médical à l'œuvre dans un centre de traitement d'Ebola à Rwampara, au Congo, le jeudi 21 mai 2026. Photo AP (Moses Sawasawa)

Les États-Unis veulent ouvrir au Kenya un centre de quarantaine pour les cas suspects ou avérés d’Ebola, essentiellement des Américains, affirme mercredi le Wall Street Journal (WSJ), alors que l’épidémie se propage en République démocratique du Congo (RDC).

Selon des sources informées, ce centre attendait toujours mardi l’aval des autorités kényanes, qui n’ont pour l’heure recensé aucun cas de la maladie.

Des responsables d’un organe du ministère américain de la Santé «ont reçu des avis de déploiement au Kenya», ont précisé ces sources au quotidien.

Un responsable de l’administration a assuré que la structure serait conçue pour les Américains «qui devraient quitter rapidement la RDC et être placés en quarantaine», sans pour autant subir un long voyage vers les États-Unis.

Ebola et hantavirus: le monde vit une époque «dangeureuse», alerte l’OMS L’hantavirus et Ebola ne sont que les dernières crises en date d’une époque «dangereuse et source de divisions», a alerté lundi le chef de l’Organisation mondiale de la santé à l’ouverture de l’assemblée annuelle de l’OMS.

Un ressortissant américain ayant contracté le virus Ebola en RDC a été hospitalisé dans une unité spécialisée à Berlin, ainsi que son épouse et ses quatre enfants, considérés comme cas contacts.

Aucune information n’a été diffusée sur son état de santé.

La semaine dernière, les autorités américaines avaient déclaré rediriger désormais tous les voyageurs ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud dans les 21 derniers jours vers l’aéroport de Washington-Dulles pour un dépistage.

Plus de 900 cas suspects et 220 décès suspects ont déjà été recensés, selon les derniers bilans officiels. Mais l’ampleur réelle de l’épidémie reste inconnue et les autorités sanitaires internationales estiment que les chiffres actuels sont probablement sous-estimés.