Un mur à Londres recouvert de portraits de manifestants tués dans la répression par les autorités en Iran a été la cible lundi d’un incendie, qui n’a pas fait de dégâts, a annoncé mardi la police, qui a ouvert une enquête.
Cette attaque présumée est survenue dans le quartier de Golders Green, où quatre ambulances de la communauté juive avaient été incendiées en mars.
Une série d’incendies ou tentatives d’incendies a visé ces dernières semaines dans le nord de Londres des lieux de la communauté juive, dont deux synagogues, sans faire de blessé. Les locaux de la télévision en langue persane Iran International, chaîne classée organisation terroriste par Téhéran, ont aussi été ciblés.
L’attaque contre ce mémorial s’est produite lundi à 00H15 mais n’a été signalée qu’à 19h28, indique la Metropolitain police dans un communiqué.
Aucun suspect n’a été arrêté. L’enquête est menée par l’unité antiterroriste de la police même si l’incendie n’est «pas considéré comme un incident terroriste» à ce stade, ajoute la «Met».
«Nous sommes conscients que cet incident va accroître les inquiétudes dans le quartier de Golders Green, où les habitants ont déjà été confrontés à une série d’attaques», a déclaré le commissaire Luke Williams.
«Nous travaillons en étroite collaboration avec les organisations et responsables communautaires, et tenons à les rassurer en leur confirmant que notre dispositif de sécurité reste en place», a-t-il ajouté.
Au total, la police a arrêté 26 personnes en lien avec ces attaques, survenues après le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Leurs motivations individuelles n’ont pas encore été clairement établies mais la police enquête sur la revendication d’un groupe baptisé Harakat al-Yamin al-Islamiyya (Hayi) qui serait pro-Iran.
Lundi, deux hommes arrêtés en lien avec la découverte le 17 avril de «bocaux contenant une substance non dangereuse» à Kensington Gardens, à proximité de l’ambassade d’Israël, ont été remis en liberté, sous caution pour l’un d’eux.
«Bien que ces deux hommes aient été remis en liberté, notre enquête sur cet incident se poursuit», a déclaré la cheffe de la lutte antiterroriste à Londres, Helen Flanagan.
