International

En visite au Groenland, l’envoyé spécial de Trump flatte les désirs d’indépendance de l’île

«Je crois que le président des États-Unis souhaite voir le pays devenir économiquement indépendant. Et je pense que c’est possible.»

Publié le 

Le gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, que l'on voit ici à Washington, DC, le 18 mars, a promulgué le projet de loi 71 de la Chambre des représentants, qui oblige les écoles à afficher les Dix Commandements dans leurs salles de classe. (Francis Chung / POLITICO / AP / Archives via CNN Newsource) Le gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, que l'on voit ici à Washington, DC, le 18 mars, a promulgué le projet de loi 71 de la Chambre des représentants, qui oblige les écoles à afficher les Dix Commandements dans leurs salles de classe. (Francis Chung / POLITICO / AP / Archives via CNN Newsource)

En visite à Nuuk, la capitale groenlandaise, l’émissaire américain pour le Groenland a flatté la volonté d’indépendance de ce territoire autonome danois, convoité par Donald Trump, dans une entrevue publiée mercredi.

«Je pense qu’il existe des opportunités incroyables qui peuvent réellement faire passer les Groenlandais de la dépendance à l’indépendance», a affirmé Jeff Landry au quotidien groenlandais Sermitsiaq.

«Je crois que le président des États-Unis souhaite voir le pays devenir économiquement indépendant. Et je pense que c’est possible», a ajouté le gouverneur de Louisiane, soulignant avoir rencontré d’anciens dirigeants politiques et des chefs d’entreprise groenlandais.

M. Landry, qui est arrivé dimanche, a rencontré le lendemain le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, lequel a qualifié cette réunion de «visite de courtoisie», sans avancées.

«Nous avons notre ligne rouge», a insisté le ministre des Affaires étrangères, Mute Egede, présent lors de la rencontre.

La liste des nombreuses acquisitions des États-Unis au cours de son histoire Tous les yeux sont rivés vers le Groenland depuis les propos du président américain Donald Trump, qui répète ad nauseam vouloir obtenir le territoire danois à tout prix.

Pour les Américains, la «seule» ligne est «rouge, blanche et bleue», a affirmé M. Landry, en référence au drapeau des États-Unis.

«Le président est fermement décidé à faire en sorte que les pays de l’hémisphère occidental disposent des dispositifs de sécurité adéquats et des possibilités économiques qui créent et renforcent les liens avec les États-Unis», a-t-il dit à Sermitsiaq.

«La question est maintenant de savoir si vous souhaitez un Groenland plus indépendant. Plus d’autonomie ? Plus de possibilités pour vos enfants ? Un meilleur accès aux soins de santé ?», a-t-il lancé.

Sa visite doit faire l’objet d’un rapport destiné au président Trump.

Depuis le début de l’année, un groupe de haut-fonctionnaires danois, groenlandais et américains discute de l’île arctique pour «trouver une solution», notamment sur les questions de sécurité, a récemment rappelé à la presse M. Nielsen.