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Ebola: des infections sont maintenant confirmées en Ouganda

Tous ces cas sont liés à l’épidémie qui sévit au Congo voisin.

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Ebola et hantavirus: le monde vit une époque «dangeureuse», alerte l’OMS L’hantavirus et Ebola ne sont que les dernières crises en date d’une époque «dangereuse et source de divisions», a alerté lundi le chef de l’Organisation mondiale de la santé à l’ouverture de l’assemblée annuelle de l’OMS.

Les autorités sanitaires ougandaises ont signalé lundi deux nouveaux cas d’Ebola, portant le nombre total de cas à sept.

Tous ces cas sont liés à l’épidémie qui sévit au Congo voisin, laquelle semble avoir débuté plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avant que les autorités congolaises ne la déclarent officiellement le 15 mai.

Un Congolais de 59 ans a été admis dans un hôpital de Kampala, la capitale ougandaise, le 11 mai, et est décédé trois jours plus tard, avant que l’on sache qu’il était atteint du virus Ebola. Deux autres ressortissants congolais qui ont sollicité des soins médicaux en Ouganda ont par la suite été testés positifs au virus Ebola.

Les autorités sanitaires ougandaises ont confirmé samedi les premiers cas d’infection locale : un chauffeur et un professionnel de santé ayant été exposés au patient congolais décédé le 11 mai. Deux autres professionnels de santé d’un hôpital privé de Kampala ont depuis été testés positifs, a indiqué lundi le ministère de la Santé.

«Les deux patients ont été admis dans l’unité de traitement désignée et reçoivent actuellement des soins», a déclaré le docteur Charles Olaro, directeur national des services de santé, dans un communiqué.

Le président Yoweri Museveni a exhorté les Ougandais à «cesser de se serrer la main» dans le cadre des mesures visant à éviter la contamination. Il a également ordonné le report d’un événement religieux annuel qui attire des milliers de pèlerins, venus du Congo et d’ailleurs, qui se rassemblent autour d’une basilique catholique située juste à l’extérieur de Kampala, prévu le 3 juin.

Un vol dérouté vers Montréal en raison des restrictions entourant l’Ebola Les services frontaliers américains ont indiqué qu’un vol d’Air France à destination des États-Unis a été dérouté vers Montréal après l’embarquement «par erreur» d’un passager originaire de la République démocratique du Congo malgré des restrictions de vol liées à l’épidémie d’Ebola en Afrique.

Parmi les autres mesures figure la suspension temporaire de tous les transports publics et des vols entre le Congo et l’Ouganda.

Au Congo, les cas suspects d’Ebola ont dépassé les 900, principalement dans la province orientale d’Ituri où se concentre l’épidémie en cours, ont déclaré dimanche les autorités. La réponse a été entravée par la peur, la colère et la frustration parmi les habitants, notamment par des attaques contre les centres de traitement, ainsi que par la méfiance envers les autorités dans une région longtemps en proie à la violence armée.

Le Congo a connu plus d’une douzaine d’épidémies d’Ebola au cours des dernières décennies. Les experts en santé affirment que les coupes dans l’aide internationale opérées l’année dernière par les États-Unis et d’autres pays riches ont des conséquences dévastatrices pour l’est du Congo en raison des problèmes spécifiques à cette région.

Les organisations humanitaires qui luttent contre cette épidémie d’Ebola affirment ne pas disposer du matériel nécessaire, tel que des visières et des combinaisons pour protéger le personnel de santé contre l’infection, des kits de dépistage, ainsi que des sacs mortuaires et d’autres équipements indispensables pour enterrer en toute sécurité les corps des victimes, qui peuvent être hautement contagieux.

Il n’existe aucun vaccin ni traitement approuvé contre la souche du virus Ebola de type Bundibugyo responsable de cette épidémie. L’épidémie a été déclarée urgence sanitaire mondiale.

Le traçage et l’isolement des personnes ayant été en contact avec l’Ebola sont considérés comme essentiels pour enrayer la propagation de la maladie, qui se manifeste généralement sous la forme d’une fièvre hémorragique.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, une famille de chauves-souris frugivores serait l’hôte naturel des virus responsables d’Ebola. Le virus Ebola se transmet par contact avec les fluides corporels d’une personne infectée ou avec des matériaux contaminés.