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Trump dit ne pas savoir si le nouveau guide suprême iranien est en vie

Le président américain s’est adressé à la presse, lundi.

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Le président Donald Trump salue les médias alors qu'il traverse la pelouse sud à son arrivée à la Maison-Blanche, le dimanche 15 mars 2026, à Washington. Le président Donald Trump salue les médias alors qu'il traverse la pelouse sud à son arrivée à la Maison-Blanche, le dimanche 15 mars 2026, à Washington.

Donald Trump a déclaré lundi ne pas savoir si le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, était vivant, après avoir été blessé dans des frappes et n’être toujours pas apparu en public depuis sa désignation.

«Beaucoup de gens disent qu’il est gravement défiguré. Ils disent qu’il a perdu sa jambe - une jambe - et qu’il a été gravement blessé. D’autres affirment qu’il est mort. Personne ne dit qu’il est en bonne santé à 100%. Vous savez, il n’a pas pris la parole», a affirmé le président américain. «On ne sait pas (...) s’il est mort ou pas», a-t-il ajouté aux journalistes depuis la Maison-Blanche.

Dans la même conférence de presse, Trump a reproché à certains pays de ne «pas vouloir s’impliquer» dans la sécurisation du détroit d’Ormuz, après son appel à aider les États-Unis dans cette tâche au cours du week-end.

«Depuis quarante ans, nous vous protégeons et vous ne voulez pas vous impliquer dans quelque chose de très mineur», a déclaré le président américain depuis la Maison-Blanche. «Nous encourageons vivement les autres pays à s’impliquer avec nous, et à s’impliquer vite et avec beaucoup d’enthousiasme», a-t-il ajouté.

Par le fait même, le président américain a ciblé la France et le Royaume-Uni en déclarant qu’il s’attendait à ce que les deux pays répondent positivement à sa demande d’aide pour la sécurisation du détroit d’Ormuz.

Le président américain a affirmé s’être entretenu la veille de ce sujet avec son homologue français Emmanuel Macron, ajoutant que la réponse de ce dernier avait été «pas parfaite». «Je pense qu’il va aider», a-t-il ajouté.

Quant au Royaume-Uni, «je pense qu’ils vont s’impliquer, ils devraient s’impliquer», a estimé Donald Trump.

Dans une entrevue au Financial Times, il avait prévenu dimanche que sa visite d’État en Chine, où il doit rencontrer le président Xi Jinping du 31 mars au 2 avril, pourrait être reportée si Pékin n’apportait pas son aide aux États-Unis pour libérer le détroit d’Ormuz.

Il a aussi prédit «des conséquences très mauvaises pour l’avenir de l’OTAN» si les pays de l’alliance refusent d’obtempérer.

Le ministre des Finances Scott Bessent a confirmé lundi que le voyage en Chine pourrait être reporté, mais a affirmé que ce serait pour des raisons «logistiques» et non pour faire pression sur la deuxième puissance mondiale afin qu’elle aide à débloquer ce détroit stratégique, par où transitaient avant le conflit 20% de la consommation mondiale de pétrole.

Le Royaume-Uni et l’Allemagne ont écarté lundi toute mission de l’Otan afin de rétablir la circulation maritime, tandis que le Japon a dit ne pas envisager d’intervention.