Deux hommes à bord d’un navire qui «se livrait à des opérations de trafic de drogue» ont été tués par une frappe américaine dans l’est du Pacifique, a annoncé lundi soir l’armée, portant à 187 morts le bilan de cette campagne antidrogue contestée.
«Le navire empruntait des routes connues du trafic de drogue dans les Caraïbes et se livrait à des opérations de trafic de stupéfiants» lorsque la frappe a eu lieu lundi, a déclaré sur X le commandement militaire américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Southcom).
On May 4, at the direction of #SOUTHCOM commander Gen. Francis L. Donovan, Joint Task Force Southern Spear conducted a lethal kinetic strike on a vessel operated by Designated Terrorist Organizations. Intelligence confirmed the vessel was transiting along known narco-trafficking… pic.twitter.com/8S1feXpSiL
— U.S. Southern Command (@Southcom) May 5, 2026
Les responsables militaires américains ont revendiqué au moins huit frappes de ce type en avril, portant le nombre total de personnes tuées lors de ces opérations à au moins 187, selon un décompte de l’AFP.
L’administration de Donald Trump n’a jamais fourni de preuve solide permettant d’affirmer que les navires visés étaient effectivement impliqués dans le «narco-terrorisme».
Des experts et des responsables de l’ONU ont dénoncé des exécutions extrajudiciaires.
