Les patrouilles de sécurité du ministère britannique de la Défense ont arrêté deux Lettons à proximité d’une base militaire de la Force aérienne royale abritant des opérations de renseignement américaines et de l’OTAN, a annoncé jeudi la police.
La base militaire Molesworth, située à 112 kilomètres au nord de Londres, est gérée par l’armée de l’air américaine et accueille du personnel de renseignement du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) et du Centre de fusion du renseignement de l’OTAN, qui fournit des informations au Commandant suprême des forces alliées en Europe.
Les deux hommes, qui habitent au Royaume-Uni, ont été arrêtés jeudi à 2 heures du matin après que la police du ministère de la Défense et la police du comté de Cambridgeshire ont découvert un petit trou dans la clôture périphérique.
Les deux hommes, âgés de 36 et 32 ans, ont été arrêtés pour intrusion sur un site interdit et vandalisme. Ils ont également été arrêtés pour s’être introduits dans un lieu interdit dans un but préjudiciable au Royaume-Uni.
Compte tenu de la nature des faits, l’affaire fait désormais l’objet d’une enquête menée par la police antiterroriste.
Le Commandement européen des États-Unis a indiqué avoir pris connaissance de l’incident, mais a refusé de commenter les «mesures spécifiques de protection des forces».
«Nous continuerons d’évaluer les menaces pesant sur nos installations et de prendre les mesures appropriées pour protéger notre personnel, nos plateformes et les bases d’où opèrent nos forces. Alors que nous évaluons la situation sécuritaire mondiale, les forces américaines restent en état de préparation maximale», a-t-il écrit dans un communiqué.
De son côté, le ministre de la Défense britannique, Wes Streeting, a déclaré que le gouvernement faisait preuve d’une «grande vigilance» face aux menaces pesant sur ses installations militaires.
«La protection de nos bases repose sur plusieurs niveaux, notamment des barrières physiques, des patrouilles, de la surveillance, du suivi et des moyens de lutte contre les drones», a-t-il indiqué dans un communiqué.
