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Des rassemblements aux É.-U. incitent les électeurs à voter par anticipation

«Votez tôt» et «Ne touchez pas à mon vote!» figuraient parmi les nombreuses pancartes brandies.

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Des manifestants se rassemblent au Lincoln Memorial lors d’une manifestation «No Kings» à Washington, le samedi 17 octobre 2026. Photo AP/Jose Luis Magana Des manifestants se rassemblent au Lincoln Memorial lors d’une manifestation «No Kings» à Washington, le samedi 17 octobre 2026. Photo AP (Jose Luis Magana)

Des rassemblements organisés par le réseau «No Kings», opposé au président Donald Trump, se sont tenus samedi dans différentes villes à travers les États-Unis, dans le but d’inciter les citoyens à voter par anticipation lors des élections de mi-mandat.

Les centaines d’événements prévus étaient présentés comme apolitiques, bien qu’ils s’inscrivent dans la continuité de près de deux ans de marches et de manifestations «No Kings» organisées par des personnes mécontentes de la présidence de M. Trump.

Samedi, au Lincoln Memorial à Washington, D.C., un groupe de musique a diverti ce qui semblait être quelques centaines de personnes vêtues de casquettes et de manteaux.

Malgré le temps frais, de nombreux participants ont dansé au rythme de la musique. «Votez tôt» et «Ne touchez pas à mon vote!» figuraient parmi les nombreuses pancartes brandies.

Lors d’un rassemblement à Atlanta, le conseiller municipal Michael Julian Bond a appelé la foule à inciter les autres à voter avant l’élection générale du 3 novembre.

«La Constitution vous confère un pouvoir, n’est-ce pas ? C’est le pouvoir de voter. Allez-vous utiliser ce pouvoir ?» a-t-il demandé.

«On ne voit pas Superman renoncer à ses pouvoirs, a poursuivi M. Bond. On ne voit pas Black Panther renoncer à ses pouvoirs. On ne voit pas Wonder Woman renoncer à son lasso magique. Alors pourquoi renonceriez-vous à votre droit, à votre pouvoir, à votre devoir de voter ? Soyez un superhéros, utilisez votre pouvoir. Rendez-vous aux urnes et votez.»

Donald Trump se méfie depuis longtemps du vote par correspondance et a affirmé, sans preuve à l’appui, que la fraude électorale lui avait coûté l’élection présidentielle de 2020.

Son administration a intenté jeudi une action en justice contre les responsables électoraux californiens, demandant à un juge d’interdire à l’État de compter, lors des élections de mi-mandat, les bulletins de vote par correspondance émanant de personnes que le gouvernement fédéral a identifiées comme étant «probablement» des non-citoyens, jusqu’à ce que leur statut d’immigration puisse être confirmé.

Le ministère de la Justice a averti vendredi que les responsables locaux qui traitent et dépouillent les bulletins de vote soumis par des électeurs soupçonnés de ne pas être citoyens s’exposent à une enquête pénale et à d’éventuelles poursuites.

Plus tôt dans la journée de vendredi, les sénateurs démocrates Alex Padilla, Sheldon Whitehouse et Dick Durbin ont écrit au ministre de la Justice Todd Blanche pour exiger que le ministère de la Justice s’engage à ne pas saisir de bulletins de vote ni d’autres documents électoraux avant la certification des résultats des élections de mi-mandat.