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Des militants de «la flottille pour Gaza» débarqués en Grèce

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Cette image tirée d'une vidéo de vidéosurveillance en noir et blanc montre des membres d'un bateau de la flottille, les mains en l'air, alors que les forces israéliennes interceptaient, tôt le jeudi 30 avril 2026, près de l'île grecque de Crète, au sud, des militants qui avaient pris la mer plus tôt ce mois-ci depuis Barcelone pour tenter de briser le blocus maritime imposé par Israël à Gaza. Cette image tirée d'une vidéo de vidéosurveillance en noir et blanc montre des membres d'un bateau de la flottille, les mains en l'air, alors que les forces israéliennes interceptaient, tôt le jeudi 30 avril 2026, près de l'île grecque de Crète, au sud, des militants qui avaient pris la mer plus tôt ce mois-ci depuis Barcelone pour tenter de briser le blocus maritime imposé par Israël à Gaza. (AP Third Party)

Des dizaines de militants de «la flottille pour Gaza», arrêtés la veille au large de la Crète par les forces israéliennes, ont débarqué vendredi sur un petit port de cette île grecque en Méditerranée orientale, a constaté un journaliste de l’AFP.

Escortés par des garde-côtes grecs, environ 175 militants, majoritairement ressortissants de pays européens, ont été conduits dans quatre autocars sur le port d’Atherinolakkos, dans le sud-est de l’île, près de la ville d’Iérapetra.

Selon le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, «tous les militants de la flottille sont désormais en Grèce, à l’exception de Saif Abu Keshek et Thiago Avila».

Saif Abu Keshek est «soupçonné d’appartenir à une organisation terroriste et Thiago Ávila d’activités illégales», a indiqué sur son compte X le ministère israélien des Affaires étrangères, ajoutant que ces deux hommes «seront transférés en Israël pour y être interrogés».

En s’approchant du port, les militants scandaient Free Palestine, selon le journaliste de l’AFP.

Un manifestant scande des slogans devant le ministère grec des Affaires étrangères à Athènes, le jeudi 30 avril 2026, lors d'un rassemblement organisé pour protester contre l'interception par les forces israéliennes de navires transportant de l'aide humanitaire à destination de Gaza, près des eaux territoriales grecques. Un manifestant scande des slogans devant le ministère grec des Affaires étrangères à Athènes, le jeudi 30 avril 2026, lors d'un rassemblement organisé pour protester contre l'interception par les forces israéliennes de navires transportant de l'aide humanitaire à destination de Gaza, près des eaux territoriales grecques. (Petros Giannakouris/AP)

Dans la nuit de mercredi à jeudi, Jérusalem avait affirmé que 175 militants (211 selon les organisateurs de la flottille) sur une vingtaine de bateaux avaient été arrêtés au large de la Crète et étaient en route pour Israël.

Mais jeudi en fin d’après-midi, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, avait déclaré qu’à la «suite d’un accord avec le gouvernement grec, les civils transférés des navires de la flottille vers un navire israélien seraient finalement débarqués sur les côtes grecques».

La Grèce «va veiller à leur retour en toute sécurité dans leurs pays», avait ajouté le ministère.

Les autorités grecques «sont en contact avec les autorités consulaires» de chacun des militants «pour assurer leur retour» vers leurs pays, a confirmé vendredi le ministère grec des Affaires étrangères.

«Violations du droit international»

Plusieurs gouvernements européens, dont des ressortissants figurent parmi les personnes arrêtées, ont réagi, Rome demandant notamment leur libération, tandis que certains pays, dont l’Espagne, la Turquie ou le Pakistan, dénonçaient «des violations flagrantes du droit international» par Israël.

Lors d’une conférence de presse en ligne jeudi, les organisateurs de la flottille ont affirmé que plusieurs de leurs bateaux avaient été interceptés dans les eaux internationales, près de l’île grecque de Crète, à une distance «sans précédent» d’Israël et que «211 personnes avaient été enlevées».

Les organisateurs ont précisé sur X que leurs bateaux avaient été abordés dans la nuit «par des vedettes militaires», ajoutant que leurs occupants avaient «pointé des lasers et des armes d’assaut semi-automatiques» et «ordonné aux participants de se rassembler à l’avant des bateaux et de se mettre à quatre pattes».

Le voyage de cette nouvelle Flottille mondiale Sumud («résilience» en arabe) pour la bande de Gaza est le deuxième depuis celui en 2025 de la même organisation qui avait attiré l’attention du monde entier.

Plusieurs centaines de militants, dont la Suédoise Greta Thunberg ou l’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan, avaient été arrêtés en mer, transférés en Israël puis expulsés.

Composée initialement de plus de 50 bateaux, cette flottille avait pour objectif, selon les organisateurs, de briser le blocus de Gaza et apporter de l’aide humanitaire à ce territoire palestinien, dont l’accès reste encore largement restreint malgré un fragile cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste Hamas en vigueur depuis octobre.