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Des ambassadeurs européens plaident à Moscou pour des pourparlers Russie-Ukraine

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Le Kremlin, vu depuis Moscou, mercredi 20 mai 2026. (Photo AP/Pavel Bednyakov) Le Kremlin, vu depuis Moscou, mercredi 20 mai 2026. (Photo AP/Pavel Bednyakov)

Les ambassadeurs de France, de Grande-Bretagne et d’Allemagne ont plaidé jeudi en faveur de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens après avoir été reçus pour des discussions à Moscou, soutenant la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky à son homologue russe.

Dimanche à Londres, les dirigeants de ces trois pays qui sont parmi les principaux soutiens de Kyiv ont apporté leur soutien à la proposition de Volodymyr Zelensky d’un «dialogue direct» entre l’Ukraine et la Russie en vue de mettre fin au conflit entamé il y a plus de quatre ans.

Les trois ambassadeurs ont rencontré jeudi à Moscou le vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Galouzine, une réunion organisée selon la Russie à la demande des diplomates occidentaux.

Dans une déclaration commune publiée après la réunion, les trois pays ont indiqué avoir transmis à Moscou les principales conclusions du sommet à Londres, dont «le soutien à l’appel du président Zelensky à organiser des pourparlers directs entre la Russie et l’Ukraine».

Moscou a indiqué de son côté dans un communiqué que les ambassadeurs avaient été informés jeudi de la «politique destructrice» de leurs trois pays à l’égard de l’Ukraine, les accusant de vouloir «poursuivre la guerre contre la Russie» pour le compte et aux frais des pays européens.

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé la semaine dernière qu’il ne voyait pas «l’intérêt» d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky tant qu’un accord pour mettre fin à la guerre n’aura pas été négocié en amont.

Des journalistes de l’AFP ont vu les ambassadeurs quitter l’imposant bâtiment de style stalinien du ministère russe des Affaires étrangères.

Depuis le début du conflit en 2022, les ambassadeurs européens ont rarement tenu des discussions avec les autorités russes, mais ils ont fréquemment été convoqués par le ministère des Affaires étrangères.

Plusieurs pays d’Europe occidentale — dont la France — ont évoqué l’idée de relancer un dialogue avec Moscou afin de mettre fin à ce conflit, le plus grave en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Des pourparlers menés par les États-Unis pour tenter de mettre fin à la guerre n’ont pas abouti et ont été relégués au second plan par la guerre contre l’Iran lancée au début de l’année.

La Russie avait préféré s’adresser à l’administration du président américain Donald Trump au sujet du conflit, le Kremlin ne souhaitant pas que les pays européens participent aux discussions sur l’Ukraine.