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De nombreuses personnalités dénoncent le racisme après un attentat en France

«Nous savions tous qu’un jour, à force de polémiques délirantes et de punchlines se voulant assassines, les mots de la haine tueraient, de nouveau.»

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Fusillade en France: un mort et des blessés, le tireur soupçonné de racisme L’homme qui a tiré en rafale vendredi depuis une voiture dans la banlieue de Paris est soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration.

Près d’une centaine de personnalités de la culture et du sport appellent mardi à «refuser le silence et l’indifférence», après l’attentat raciste survenu dans la région parisienne.

«Nous savions tous qu’un jour, à force de polémiques délirantes et de punchlines se voulant assassines, les mots de la haine tueraient, de nouveau», écrivent les signataires en référence à l’attaque qui a fait vendredi cinq blessés graves et un mort, Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d’origine africaine.

Le texte a été publié sur le site de Politis.

«Le racisme rend sourd à la souffrance et à la détresse, il nous déshumanise», poursuivent ces personnalités parmi lesquelles la chanteuse Theodora ainsi que de nombreux rappeurs de différentes générations : Gradur, Abd al Malik, Gazo, SDM, le groupe L2B, JoeyStarr, La Fouine, Kaaris, Keblack ou encore La Mano 1.9.

Des célébrités du cinéma se sont également associées à ce texte, comme Camille Cottin, Zita Hanrot, Gilles Lellouche, Aïssa Maïga, Jean-Pascal Zadi et Omar Sy.

Des humoristes (Ahmed Sylla, Edgar-Yves) et des personnalités sportives telles que le champion olympique de boxe Brahim Asloum, les anciennes athlètes Marie-José Pérec et Christine Arron et l’ex-joueur de soccer Lilian Thuram, l’ont aussi co-signé.

«Nous refusons d’être des cibles», affirment-ils, demandant une minute de silence à l’Assemblée nationale en hommage à Pengo Bossio Wangi.

Des policiers se tiennent près d’un parc après une fusillade à Trappes, en France, le 23 octobre 2026. Photo AP Des policiers se tiennent près d’un parc après une fusillade à Trappes, en France, le 23 octobre 2026. Photo AP (Emma Da Silva)

Les signataires établissent un lien entre cet attentat et le traitement médiatique de la journée de manifestation contre la vie chère du 17 octobre, marquée par de nombreux pillages et dégradations.

«Des commentateurs de tout bord ont cru reconnaître, malgré les casques, masques et gants, des jeunes de banlieue, expression qu’il n’est plus nécessaire de traduire, chacun sait qu’elle désigne exclusivement des Noirs et des Arabes», écrivent-ils, dénonçant «la fièvre qui a gagné les plateaux télé et la classe politique» et «l’extrême droite en majesté».

Ces discours encouragent des passages à l’acte, estiment ces personnalités, citant les assassinats d’Aboubakar Cissé dans le département du Gard (sud-est) en avril 2025 ou d’Hichem Miraoui dans le Var (sud-est) en mai 2025.

Lundi soir, des centaines de personnes se sont rassemblées dans plusieurs grandes villes, dont Paris, en hommage aux victimes de l’attentat de Trappes.

La garde à vue du suspect de 39 ans a repris lundi après-midi, après avoir été interrompue en raison de son état psychiatrique.

La police fouille une voiture dans une station-service après une fusillade survenue à Trappes, près de Paris, vendredi 23 octobre 2026. La police fouille une voiture dans une station-service après une fusillade survenue à Trappes, près de Paris, vendredi 23 octobre 2026. (Emma Da Silva/AP Photo/Emma Da Silva)