Le gouvernement cubain a annoncé jeudi soir la libération de 51 personnes incarcérées dans les prisons de l’île, une mesure inattendue.
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que ces libérations, prévues dans les prochains jours, témoignent d’un esprit de bonne volonté et de relations étroites avec le Vatican.
Le gouvernement n’a pas précisé l’identité des personnes libérées, se contentant de déclarer qu’«elles ont toutes purgé une part importante de leur peine et ont eu une bonne conduite en prison».
Cette annonce intervient quelques heures seulement avant la prise de parole du président cubain Miguel Díaz-Canel, vendredi matin, lors d’une rare rencontre avec la presse consacrée aux questions nationales et internationales.
Le gouvernement a précisé avoir accordé des grâces à 9905 détenus depuis 2010 et avoir libéré 10 000 autres personnes condamnées à des peines de prison au cours des trois dernières années.
En janvier 2025, Cuba a libéré l’éminent dissident José Daniel Ferrer, dans le cadre d’une décision gouvernementale de libérer progressivement plus de 500 prisonniers après des négociations avec le Vatican.
M. Ferrer a quitté Cuba en octobre dernier et se trouve actuellement aux États-Unis.
Il faisait partie des prisonniers libérés début 2025 dans le cadre de ces négociations. Ces libérations ont débuté le lendemain de l’annonce par l’administration du président Joe Biden de son intention de lever la désignation de Cuba comme État soutenant le terrorisme par les États-Unis.
On ignore pour l’instant si des prisonniers politiques figurent parmi les personnes que le gouvernement prévoit de libérer.
L’organisation non gouvernementale Prisoners Defenders a indiqué qu’il y avait 1214 prisonniers politiques à Cuba en février 2026.
