Le courant a été rétabli samedi dans l’est de Cuba, quelques heures après une panne qui avait provoqué une déconnexion partielle du réseau électrique, a annoncé la compagnie nationale, dans un contexte de profonde crise énergétique sur l’île, soumise depuis neuf mois à un blocus pétrolier de Washington.
«La déconnexion partielle du réseau électrique national dans la région orientale est terminée», a fait savoir l’Union électrique de Cuba (UNE) sur les réseaux sociaux.
La compagnie électrique avait annoncé près de trois heures auparavant qu’une défaillance sur une ligne entre la localité de Nuevitas et la province de la Tunas, dans l’est de l’île, avait «provoqué une déconnexion partielle du réseau électrique national dans la région orientale» du pays.
Elle n’avait pas précisé le nombre de provinces touchées par cette panne.
L’île de 9,4 millions d’habitants subit des coupures d’électricité récurrentes et la population est soumise à des délestages incessants qui peuvent atteindre une vingtaine d’heures quotidiennes. Ces pannes affectent également l’approvisionnement en eau et le réseau téléphonique.
D’une part, les centrales thermiques sont vieillissantes et tombent régulièrement en panne ou nécessitent de longues semaines de maintenance. D’autre part, depuis janvier, l’imposition par les États-Unis d’un blocus pétrolier de facto complique l’approvisionnement en carburant qui permet de faire fonctionner des générateurs de secours.
Depuis le début de l’année, Cuba a enregistré sept coupures totales du réseau électrique, et une douzaine depuis fin 2024.
Selon la compagnie d’électricité, la pénurie de carburant rend le réseau plus vulnérable aux pannes et ralentit les travaux de rétablissement en empêchant l’utilisation des générateurs de secours.
Le gouvernement s’est lancé dans un vaste programme d’installation de parcs solaires depuis deux ans, avec notamment le soutien de la Chine. Selon des chiffres officiels, la part des énergies renouvelables atteint désormais 21% de la matrice énergétique du pays.
Les relations entre les États-Unis et Cuba se sont considérablement tendues depuis le début de l’année, notamment après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié du gouvernement cubain.
Donald Trump estime que l’île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, constitue «une menace extraordinaire» pour la sécurité nationale des États-Unis. Il a plusieurs fois averti qu’il pourrait en «prendre le contrôle».
