Le gouvernement cubain a annoncé jeudi que l’année scolaire débuterait le 1er septembre, malgré la crise énergétique que traverse le pays face à l’embargo pétrolier imposé par les États-Unis.
La ministre de l’Éducation, Naima Trujillo, a toutefois reconnu que la reprise des cours constituait un «défi» pour les 1,4 million d’élèves, confrontés à une pénurie d’électricité et à d’importants problèmes de transport.
Depuis janvier, Washington a imposé un blocus de facto sur l’approvisionnement en carburant de l’île communiste, ce qui a aggravé la crise énergétique qu’elle affrontait déjà et provoque de longues coupures de courant qui bouleversent la vie de ses 9,4 millions d’habitants.
Jeudi, la compagnie nationale d’électricité UNE avait d’ailleurs signalé une panne massive dans l’est du pays en raison d’une défaillance du réseau qui a touché les provinces de Holguin, Granma, Santiago de Cuba et Guantanamo.
Quelques heures plus tard, l’UNE a indiqué que l’alimentation avait été rétablie.
«Le plus grand défi de cette année scolaire sera de parvenir à la mener à bien», a déclaré la ministre de l’Éducation lors d’une conférence de presse.
En juin, les autorités avaient mis fin à l’année scolaire de façon anticipée en raison des difficultés sur l’île.
Ces dernières semaines, les coupures se sont prolongées pendant plus de 30 heures dans la capitale, tandis que dans d’autres provinces elles ont duré plusieurs jours d’affilée. L’approvisionnement en eau et le réseau téléphonique sont affectés dans tout le pays.
La ministre a annoncé une plus grande souplesse concernant l’uniforme et les horaires d’entrée et de sortie des établissements, afin que les enfants et jeunes de Cuba puissent suivre les cours.
«Cette fois, il n’a pas été possible de faire en sorte que tous les uniformes scolaires soient entre les mains des familles cubaines», a-t-elle déclaré.
Yannay Miranda, 35 ans, a confié que malgré les obstacles, elle entend faire tout son possible pour que sa fille de six ans «n’arrête pas d’apprendre».
