Les autorités népalaises ne sont toujours pas parvenues lundi à entrer en contact avec une centaine d’ouvriers qu’elles pensent prisonniers d’un tunnel dans le nord du pays, à la frontière de la Chine, depuis la crue catastrophique qui a dévasté le secteur.
«Les opérations de secours et de recherche continuent sur le site de Trishuli-3», a rapporté l’armée népalaise dans son dernier point de situation diffusé à la presse.
Les équipes de secours continuent à «évacuer, l’eau et les débris» du tunnel, utilisant notamment des explosifs, et ont déployé deux pelleteuses pour percer d’autres ouvertures, a-t-elle précisé, sans autre détail.
Les secours ont par ailleurs retrouvé trois corps dans deux autres tunnels du même secteur, l’un sur le chantier d’un barrage et l’autre sur le site d’une centrale hydroélectrique, a ajouté l’armée.
Plusieurs dizaines de sauveteurs népalais sont à l’œuvre sur ces sites, assistés de spécialistes venus d’Inde, de Chine et de Corée du Sud.
L’armée a diffusé lundi des images d’une poignée d’entre eux, casqués, débarquant d’un hélicoptère avant d’entrer dans un tunnel rempli de boue.
La catastrophe a fait 903 morts et près de 4800 disparus au Népal et en Chine, selon les derniers bilans.
Parmi les personnes portées manquantes au Népal figurent plus de 900 agents de centrales hydroélectriques ou d’ouvriers de chantiers de barrages.
Les experts attribuent la crue à l’effondrement d’un énorme glacier qui a crée une immense vague d’eau et de débris, emportant tout sur son passage.