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Critiques de Trump visant l’Espagne : Pedro Sánchez loue des relations «très positives»

«Les relations entre les États-Unis et l’Espagne sont, sur le plan social, culturel, économique et aussi politique, très positives, vraiment très positives­.»

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Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez lors d'une conférence de presse au sommet de l'OTAN à Ankara, en Turquie, le mercredi 8 juillet 2026. Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez lors d'une conférence de presse au sommet de l'OTAN à Ankara, en Turquie, le mercredi 8 juillet 2026. (Francisco Seco/AP Photo/Francisco Seco)

Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a loué mercredi les relations «très positives» entre l’Espagne et les États-Unis, après les vives critiques de Donald Trump, qui a assuré que son pays allait «cesser tout échange commercial» bilatéral.

«Les relations entre les États-Unis et l’Espagne sont, sur le plan social, culturel, économique et aussi politique, très positives, vraiment très positives», a-t-il assuré à la presse à l’issue d’un sommet de l’OTAN à Ankara, assurant avoir eu un échange informel «courtois», «sans tension», avec le président américain.

«Nous avons parlé de soccer, de la Coupe du monde aux États-Unis» et «de golf», a poursuivi Pedro Sánchez.

Cet échange est intervenu quelques heures après que Donald Trump eut vivement fustigé l’Espagne, accusant à nouveau Madrid de ne pas participer suffisamment aux dépenses de défense de l’OTAN et qualifiant le pays de «cause perdue».

Face aux journalistes, Pedro Sánchez, qui s’était fermement opposé au conflit mené par les États-Unis et Israël contre l’Iran, a affirmé avoir accueilli «avec calme, patience et une certaine normalité» les propos du dirigeant américain.

Il a notamment rappelé que l’Espagne faisait partie de l’Union européenne, avec une politique commerciale «commune» qui fixait les accords commerciaux avec les pays hors du bloc, faisant allusion au fait qu’aucun État membre ne pouvait être traité individuellement.

Le chef de gouvernement a également assuré que l’Espagne était «un allié fiable», ayant augmenté ses dépenses de défense «de 0,9% du PIB en 2018 à 2% en 2026».

Ce chiffre, preuve d’après lui «de l’engagement ferme» de Madrid envers l’OTAN, demeure toutefois toujours au-dessous des 5% demandés par Donald Trump aux membres de l’Alliance atlantique.

En début d’année, le locataire de la Maison Blanche avait également reproché à Madrid d’avoir empêché les États-Unis d’utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour mener des attaques aériennes contre l’Iran.

À Ankara, le chef de l’OTAN, Mark Rutte, a pris mercredi la défense de l’Espagne en évoquant le «grand pas réalisé l’an dernier» dans ses dépenses militaires, tandis que l’UE a assuré qu’elle «veillerait toujours» à protéger ses États membres.