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Crise dans l’éducation en France: quelques blocages pour la reprise des cours

«La colère continue. On ne sent pas du tout un essoufflement.»

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Des élèves se tiennent devant un lycée barricadé pour manifester contre le manque de moyens dans les établissements scolaires, à Marseille, le 2 novembre 2026. Des élèves se tiennent devant un lycée barricadé pour manifester contre le manque de moyens dans les établissements scolaires, à Marseille, le 2 novembre 2026. (Philippe Magoni/AP Photo/Philippe Magoni)

Seuls 41 lycées, soit 1% des établissements au niveau national, sont bloqués en France lundi matin à la reprise des cours après une quinzaine de jours de vacances et plusieurs semaines de blocages massifs, a indiqué le ministère de l’Éducation nationale.

Les blocages de lycées sont «a priori résiduels», «de l’ordre de quelques unités» lundi matin, avait affirmé un peu plus tôt le ministre Édouard Geffray sur la radio France Inter, en évoquant des cas en région parisienne, dans le nord et à Toulouse (sud-ouest).

À Marseille (sud), sept lycées étaient bloqués, sur les 75 établissements scolaires de la ville, d’après des lycéens militants.

Des organisations étudiantes et lycéennes avaient appelé à poursuivre le mouvement engagé le 17 septembre, à six mois de l’élection présidentielle, réclamant de meilleures conditions d’apprentissage, la suppression de la sélection par la plateforme d’orientation Parcoursup et un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées.

Des élèves se tiennent devant un lycée barricadé pour manifester contre le manque de moyens dans les établissements scolaires, à Paris, le 2 novembre 2026. Des élèves se tiennent devant un lycée barricadé pour manifester contre le manque de moyens dans les établissements scolaires, à Paris, le 2 novembre 2026. (Nicolas Garriga/AP Photo/Nicolas Garriga)

Lundi dernier, le gouvernement a annoncé une série de mesures : la promesse de remplacer progressivement Parcoursup d’ici 2028, l’annulation des suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale, la création de 500 postes supplémentaires, un plafonnement à 28 élèves par classe de seconde et 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur.

Un «premier pas» pour les organisations de jeunesse qui le jugent insuffisant.

Ces annonces ont même convaincu certains de poursuivre leur engagement, a expliqué à l’AFP Marius Mesnil co-secrétaire général de l’Union syndicale lycéenne (USL) : «Même si ce n’est pas satisfaisant, c’est quand même des vraies choses, ce sont des premières réussites, ça montre que la mobilisation fonctionne».

«La colère continue. On ne sent pas du tout un essoufflement», a renchéri Coppélia Moreau membre d’Interfac Île-de-France, qui regroupe des étudiants d’assemblées générales d’universités.

Le collectif a prévu une nouvelle manifestation parisienne mardi.

Nouvelle journée de manifestations en France Plusieurs manifestations ont eu lieu à travers la France samedi afin de dénoncer notamment la hausse du coût de la vie. Malgré quelques heurts, les rassemblements ont eu lieu globalement dans le calme.

Parallèlement au mouvement des jeunes, la France a connu des manifestations massives contre la vie chère ces trois derniers samedi, donnant parfois lieu à des violences, affrontements sporadiques contre les forces de l’ordre ou dégradations diverses et pillages de commerces, des centaines d’interpellations à la clé.

Jeudi, les salariés du public et du privé sont appelés par les syndicats à descendre à leur tour dans la rue jeudi et à faire grève, pour réclamer au gouvernement et au patronat des réponses sur le pouvoir d’achat, sur fond de flambée des prix du gaz et des carburants.