La Corée du Sud a enregistré une hausse de ses naissances de plus de 6% de 2024 à 2025, selon des données officielles publiées mercredi, un taux cependant bien en-deçà du seuil nécessaire pour enrayer le déclin démographique.
Le nombre de naissances annuelles a augmenté de plus de 6% de 2024 à 2025, soit la plus forte hausse annuelle depuis 2010, selon le ministère sud-coréen des Données et des Statistiques.
C’est la deuxième année consécutive que le taux de natalité augmente.
Le taux de fécondité de la Corée du Sud, c’est-à-dire le nombre moyen d’enfants par femme, a légèrement augmenté, passant de 0,75 à 0,8.
Mais ce chiffre est bien inférieur au seuil de 2,1 nécessaire pour maintenir la population actuelle de la Corée du Sud, qui est de 51 millions d’habitants.
Selon Park Hyun-jeong, directeur de la division des tendances démographiques au ministère des Données et des Statistiques, l’augmentation du nombre de mariages en Corée du Sud a joué un rôle majeur dans cette évolution.
La Corée du Sud présente l’un des taux de fécondité les plus faibles au monde. Son gouvernement dépense des milliards d’euros pour encourager les femmes à avoir davantage d’enfants, sans grand succès jusqu’à présent.
Selon plusieurs projections, au rythme actuel, la population sud-coréenne sera quasiment divisée par deux, à 26,8 millions d’habitants, d’ici la fin du siècle.
Selon des experts, plusieurs raisons expliquent le faible taux de natalité en Corée du Sud, notamment le coût élevé de l’éducation des enfants et une économie compétitive qui rend difficile l’accès à des emplois bien rémunérés.
Début février, le maire du comté de Jindo (sud-ouest), Kim Hee-soo, avait créé la polémique en suggérant que les communes rurales pouvaient lutter contre le déclin démographique en unissant de jeunes hommes célibataires à des femmes venues du Vietnam ou du Sri Lanka.
