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Commerce: le représentant de Trump reproche à Londres de choisir «Bruxelles plutôt que l’Amérique»

«Vous savez, c’est un problème pour nous et c’est difficile.»

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Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, accorde une entrevue télévisée devant la Maison-Blanche à Washington, ce mercredi 26 août 2026. Photo AP Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, accorde une entrevue télévisée devant la Maison-Blanche à Washington, ce mercredi 26 août 2026. Photo AP (Jacquelyn Martin)

Le représentant de la Maison-Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer, a estimé vendredi dans un entretien au Financial Times que le Royaume-Uni avait choisi «Bruxelles plutôt que l’Amérique», regrettant qu’il n’utilise pas la liberté offerte par le Brexit pour approfondir les relations avec les États-Unis.

«C’est ainsi que nous l’interprétons (…) sur la base de mes conversations avec le Royaume-Uni, où je dis : “Vous êtes libres de l’UE. Pourquoi ne pas libéraliser un peu, accepter des biens conformes aux normes américaines, accepter des produits agricoles conformes aux normes américaines ?”», explique-t-il dans le quotidien.

«Et ils répondent: “Nous devons attendre de voir ce que l’UE en dit.” Vous savez, c’est un problème pour nous et c’est difficile», ajoute-t-il.

Le nouveau premier ministre britannique, Andy Burnham, a encore plaidé jeudi, à l’occasion de la visite à Londres du président français Emmanuel Macron, pour un «renforcement de la relation entre le Royaume-Uni et l’UE».

Un sommet crucial entre l’UE et le Royaume-Uni est d’ailleurs attendu d’ici la fin de l’année pour travailler sur ce rapprochement, plus de six ans après le départ britannique.

Son prédécesseur Keir Starmer avait déjà conclu en 2025 avec Bruxelles un «nouveau partenariat stratégique», qui prévoit un alignement dynamique et rapide de son pays sur les règles sanitaires européennes.

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Le Royaume-Uni a par ailleurs été le premier pays à signer un accord commercial avec les États-Unis au début de la guerre commerciale lancée par Donald Trump en 2025, limitant à 10% la plupart des taxes américaines sur les produits britanniques.

Londres avait en contrepartie accepté d’ouvrir davantage son marché à l’éthanol ou au bœuf américains.

Les Britanniques ont également conclu un accord pour échapper aux droits de douane américains sur les médicaments, en acceptant de payer plus cher certains traitements.