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Colère à Minneapolis: l’administration Trump retirera-t-elle l’ICE du Minnesota?

La pression est forte sur l’administration Trump.

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Un tribunal examine la légalité de la politique anti-immigration de Trump à Minneapolis L’atmosphère est toujours tendue à Minneapolis, après qu’un infirmier américain a été tué samedi lors d’une manifestation contre l’ICE.

La tension continue de monter à Minneapolis à la suite du meurtre d’Alex Pretti, tué samedi dernier par des agents de la police d’immigration (ICE). Et la pression est forte sur l’administration Trump depuis le drame.

Se dirige-t-on vers un retrait de la police de l’immigration de l’État du Minnesota, alors que les manifestations se multiplient?

Le maire de Minneapolis a annoncé lundi que des agents fédéraux du ICE quitteront la ville à partir de mardi.

«Certains agents fédéraux commenceront à quitter la zone demain, et je continuerai à lutter pour que le reste (des agents) impliqués dans cette opération s’en aillent», a écrit le démocrate Jacob Frey sur X.

Le maire a précisé qu’il continuerait de faire pression pour que les autres personnes impliquées dans l’opération de l’ICE à Minneapolis quittent leurs fonctions.

Les tribunaux se penchent également sur plusieurs dossiers, dont la légalité de la politique anti-immigration du président Donald Trump à Minneapolis. Une juge fédérale examine actuellement les arguments visant à déterminer si elle doit suspendre, au moins temporairement, la répression migratoire au Minnesota, qui a conduit à la mort par balle de deux personnes par des agents gouvernementaux.

Une autre audience s’est tenue lundi pour examiner une plainte pour empêcher les autorités fédérales de détruire les preuves dans l’enquête sur la mort d’Alex Pretti.

Lundi, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a dit en conférence de presse que l’administration pourrait réduire le déploiement des agents de la frontière, mais pas des agents de l’ICE.

«Soyons clairs sur les circonstances qui ont conduit à ce moment samedi. Cette tragédie est survenue à la suite d’une résistance délibérée et hostile de la part des dirigeants démocrates du Minnesota. […] Le gouverneur Walz, le maire Frey et tous les dirigeants démocrates doivent remettre aux autorités fédérales tous les étrangers en situation irrégulière ainsi que toute personne faisant l’objet d’un mandat d’arrêt ou ayant des antécédents judiciaires, en vue de leur expulsion immédiate», a-t-elle déclaré.

Notons qu’il y a présentement une guerre du narratif au niveau de la politique américaine. La secrétaire du département de la Sécurité intérieure avait qualifié dimanche Alex Pretti de terroriste de l’intérieur. Le chef des agents frontaliers, Greg Bovino, a ensuite fait beaucoup de critiques.

L’administration Trump a donc annoncé cette l’arrivée du «tsar des frontières», Tom Homan, qui viendra remplacer Greg Bovino à la gestion de Minneapolis. Il sera le seul interlocuteur sur le terrain qui devra parler à M. Trump.

Plusieurs démocrates et républicains dénoncent la situation à Minneapolis

Plusieurs figures très influentes du camp démocrate, mais aussi du camp républicain ont dénoncé ce qui se passe présentement à Minneapolis.

Une dizaine de sénateurs républicains sont sortis dans les médias lundi pour parler de leur mécontentement.

La famille Obama a également fait une déclaration, soulignant que le meurtre d’Alex Pretti est une tragédie bouleversante.

«Il devrait aussi servir d’avertissement à tous les Américains que de nombreuses valeurs fondamentales sont de plus en plus menacées», peut-on lire.

La famille Clinton a aussi indiqué qu’«au cours d’une vie, il y aura de rares moments où nos décisions et nos actions façonneront notre histoire pour les siècles à venir. Celui-ci en est un. Et si nous rendons la liberté après de 250 ans, nous risquons de ne jamais la récupérer».

Avec des informations de l’Associated Press et de l’Agence France-Presse