Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, est arrivé mercredi au Venezuela pour évaluer de visu l’industrie pétrolière du pays, une visite qui renforce encore le rôle que s’est attribué le gouvernement américain dans le redressement du secteur énergétique vénézuélien.
M. Wright a rencontré la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, au palais présidentiel de Miraflores, dans la capitale Caracas.
Il devrait rencontrer des responsables gouvernementaux, des dirigeants du secteur pétrolier et d’autres personnalités au cours de sa visite de trois jours dans ce pays d’Amérique du Sud.
La visite de M. Wright intervient alors que l’administration du président américain Donald Trump continue de lever les sanctions afin de permettre aux entreprises étrangères d’opérer au Venezuela et d’aider à reconstruire l’industrie la plus importante du pays.
Elle fait suite à la promulgation, le mois dernier, d’une loi vénézuélienne qui ouvre le secteur pétrolier du pays aux investissements privés, renversant ainsi un principe du mouvement socialiste autoproclamé qui dirige le pays depuis plus de deux décennies.
«Je vous apporte aujourd’hui un message du président Trump», a mentionné M. Wright aux journalistes, debout à côté de Mme Rodríguez, avec les drapeaux des deux pays derrière eux.
«Il est fermement déterminé à transformer radicalement les relations entre les États-Unis et le Venezuela, dans le cadre d’un programme plus large visant à redonner sa grandeur aux Amériques, à rapprocher nos pays, à apporter le commerce, la paix, la prospérité, des emplois et des opportunités au peuple vénézuélien», a-t-il ajouté.
Mme Rodríguez a prêté serment pour ses nouvelles fonctions après l’enlèvement, le 3 janvier, du président Nicolás Maduro lors d’une attaque militaire américaine à Caracas.
Elle a proposé une refonte de la loi énergétique du pays après que M. Trump ait déclaré que son administration prendrait le contrôle des exportations pétrolières du Venezuela et revitaliserait cette industrie en difficulté en attirant les investissements étrangers.
Mme Rodríguez a reconnu mercredi que les relations entre le Venezuela et les États-Unis avaient connu des «hauts et des bas», mais a avancé que les deux pays travaillaient désormais sur un «programme énergétique» mutuellement avantageux.
Le gouvernement de Mme Rodríguez espère que les modifications apportées à la loi pétrolière du pays rassureront les grandes compagnies pétrolières américaines qui ont jusqu’à présent hésité à revenir dans ce pays instable.
M. Wright a indiqué aux journalistes que cette réforme «constituait un pas significatif dans la bonne direction», mais qu’elle «n’était probablement pas assez ambitieuse et claire pour encourager les flux de capitaux importants» que les États-Unis souhaiteraient voir affluer au Venezuela.
M. Wright avait prévu de visiter des champs pétrolifères jeudi.
