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Changement d’avion pour Trump: des hauts responsables sont restés à bord du vol leurre

Les mesures de sécurité pour le président sont plus rigoureuses que celles mises en place même pour les plus hauts membres du cabinet.

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Un camion-restaurant est garé près de l'Air Force One sur le tarmac alors que le cortège transportant le président américain Donald Trump arrive pour prendre son envol à l'issue du sommet de l'OTAN, à l'aéroport international d'Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. Photo AP Un camion-restaurant est garé près de l'Air Force One sur le tarmac alors que le cortège transportant le président américain Donald Trump arrive pour prendre son envol à l'issue du sommet de l'OTAN, à l'aéroport international d'Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. Photo AP (Alex Brandon)

Les deux membres les plus hauts placés du cabinet du président américain Donald Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire au Trésor Scott Bessent, ont quitté le sommet de l’OTAN qui s’est tenu le mois dernier en Turquie à bord de ce qui était en réalité un avion leurre, à la suite d’une menace iranienne, tandis que Trump était discrètement transféré dans un jet militaire plus petit, a déclaré mercredi un haut fonctionnaire américain.

Ce responsable, qui a été informé de la situation et s’est exprimé sous couvert d’anonymat pour aborder des détails sensibles concernant les déplacements présidentiels, a indiqué que M. Rubio était au courant de ce changement et des détails de la menace qui l’avait motivé, mais qu’il n’avait pas pu ou voulu expliquer pourquoi il était resté à bord de l’avion. Le responsable a ajouté que M. Bessent en était probablement au courant, mais qu’il n’en avait pas la certitude.

Le responsable a toutefois souligné que les mesures de sécurité pour le président — en particulier pour un président qui a été la cible de plusieurs tentatives d’assassinat — sont plus rigoureuses que celles mises en place même pour les plus hauts membres du cabinet.

En vertu de la Constitution américaine, les secrétaires d’État et du Trésor viennent après le vice-président et le membre le plus haut placé de chaque chambre du Congrès dans l’ordre de succession présidentielle.

M. Trump s’était rendu à la réunion annuelle des dirigeants des pays de l’OTAN à Ankara, en Turquie, à bord d’un nouvel avion rouge, blanc et bleu marine, offert par le Qatar et remis à neuf. Mais avant de quitter la Turquie, il a déclaré qu’il effectuerait une partie du trajet de retour à bord d’un Air Force One bleu pâle, d’un modèle plus ancien.

Le président avait alors expliqué que le nouvel avion de luxe avait été envoyé avant son départ d’Ankara afin de permettre à certaines troupes américaines stationnées dans l’est de l’Angleterre de découvrir le nouvel Air Force One.

Le Washington Post a rapporté cette semaine que Trump ne se trouvait pas à bord de l’ancien Air Force One lors du vol de retour de la Turquie et qu’il avait plutôt été fait monter clandestinement à bord d’un autre avion à l’aide d’un chariot de restauration afin d’éviter un éventuel complot d’assassinat iranien. Cette manœuvre a été menée alors que des journalistes et certains membres du personnel de la Maison-Blanche avaient été amenés à croire qu’ils se trouvaient dans le même avion que le président au moment où celui-ci entamait son voyage de retour vers Washington.

Le New York Times et CBS News avaient rapporté le mois dernier que des responsables du renseignement avaient fait part de leurs inquiétudes concernant une attaque potentielle contre le président ou son avion, ce qui avait déclenché des précautions supplémentaires et la décision de ne pas utiliser l’appareil récemment mis en service, offert à Trump par le Qatar, pour la première étape de son voyage de retour d’Ankara.

Le président américain a confirmé ce changement mardi en fin de journée.

«La décision revient uniquement aux Services secrets. Je me conforme simplement à ce qu’ils souhaitent faire; je m’en remets donc aux Services secrets et à l’armée», a-t-il dit aux journalistes à la base conjointe d’Andrews. «Ils voulaient que je prenne un autre vol, un autre avion, avec le même niveau de sécurité, mais c’est eux qui l’ont demandé, alors je le fais; je fais ce qu’ils disent.»