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«C’est du lourd»: Trump ravi dîner au château de Versailles

«Et Versailles, c’est pas du plaqué or, c’est du lourd.»

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Le président américain Donald Trump, à gauche, fait un geste avant la photo de groupe réunissant les dirigeants du G7 et les pays invités, lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, mardi 16 juin 2026. AP Photo Le président américain Donald Trump, à gauche, fait un geste avant la photo de groupe réunissant les dirigeants du G7 et les pays invités, lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, mardi 16 juin 2026. AP Photo (Thibault Camus)

Donald Trump n’a pas boudé son plaisir en acceptant l’invitation d’Emmanuel Macron à aller dîner à Versailles mercredi, car le château de Louis XIV, «c’est du lourd».

«Le président français, qui se trouve être un homme très gentil, m’a invité à dîner à Versailles», a-t-il déclaré mardi en marge de la réunion de grandes puissances à Évian, sur les rives du lac Léman.

«Et Versailles, c’est pas du plaqué or, c’est du lourd. Alors j’ai dit “j’aimerais le faire”», a poursuivi le président des États-Unis, connu pour son goût des dorures, dont il n’a pas été avare dans les travaux de décoration de la Maison-Blanche après son retour au pouvoir en 2025.

Le milliardaire républicain, qui était déjà parti dimanche fort tard dans la nuit de Washington après avoir fêté son 80e anniversaire avec un gala de MMA dans les jardins du palais présidentiel, a reconnu que ce dîner près de Paris le ferait quitter la France à nouveau à une heure avancée.

Mais «de toutes manières, je ne suis pas un gros dormeur», a-t-il souri.

En France, les opposants à Emmanuel Macron soupçonnent le président français d’avoir organisé ce dîner dans la maison du Roi Soleil pour amadouer Donald Trump et son amour pour les réceptions fastueuses.

«Ce n’est pas un dîner de gala», a toutefois voulu relativiser le chef de l’État lundi. «C’est un dîner pour célébrer les 250 ans» de la déclaration d’indépendance américaine, «parce que la France y a joué un rôle», a-t-il ajouté.

À Paris, on souligne très sérieusement que c’est là que Louis XVI, recevant Benjamin Franklin en 1778, accorda un soutien militaire en faveur de l’indépendance des États-Unis d’Amérique, et aussi là que le traité d’indépendance fut signé en 1783.

Les Français promettent un dîner de travail «sobre» entre les délégations des deux présidents.