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Australie: la dirigeante de l’extrême droite s’excuse pour avoir traité ses concitoyens aborigènes de «primitifs»

«J’ai toujours tendance à dire les choses de travers et à m’attirer des ennuis», a-t-elle expliqué.

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La sénatrice du parti «One Nation», Pauline Hanson, s'adresse aux médias au Parlement de Canberra, en Australie, le jeudi 21 juin 2018, après avoir voté en faveur de la réforme fiscale. La sénatrice du parti «One Nation», Pauline Hanson, s'adresse aux médias au Parlement de Canberra, en Australie, le jeudi 21 juin 2018, après avoir voté en faveur de la réforme fiscale. (Rod McGuirk/The Associated Press)

La dirigeante d’extrême droite australienne Pauline Hanson a présenté mardi des excuses rares mais nuancées après avoir qualifié les peuples autochtones du pays de «primitifs».

Relégué aux marges de la scène politique pendant des années, le parti de Mme Hanson, One Nation, a connu cette année une forte poussée pour devenir l’un des plus populaires d’Australie, selon les sondages.

Connue depuis longtemps pour ses déclarations racistes et incendiaires à l’égard des minorités, Pauline Hanson, 72 ans, a suscité l’indignation de tout l’éventail politique lundi pour avoir décrit les Australiens aborigènes comme «la race la plus primitive sur Terre».

Mardi, elle a déclaré aux journalistes à Canberra: «Si j’ai offensé des gens en utilisant cette expression, alors je m’en excuserai».

Celle qui est aussi sénatrice du Queensland (nord-est) a déclaré dans une autre interview accordée à News24 qu’elle n’était «pas la personne la plus éloquente».

«J’ai toujours tendance à dire les choses de travers et à m’attirer des ennuis», a-t-elle expliqué. «Je regrette d’avoir dit cela parce que je ne veux pas contrarier les gens. Ce n’était pas mon intention de blesser qui que ce soit.»

Les Australiens aborigènes, dont les ancêtres vivaient sur le continent depuis plus de 60 000 ans, ont une espérance de vie moyenne environ huit ans plus courte que le reste de la population.

Les maladies chroniques, le taux de pauvreté et un accès plus limité aux soins contribuent à cet écart. Ces populations sont aussi beaucoup plus susceptibles d’être incarcérées ou de mourir en détention que les autres Australiens.

Pauline Hanson a également déclaré mardi qu’elle était désolée si elle avait offensé le premier ministre Anthony Albanese, après avoir dénigré la défunte mère du dirigeant pour avoir vécu dans un logement social. M. Albanese a condamné ces remarques «méchantes et malveillantes».

La longue histoire des déclarations provocatrices de la leader de One Nation ne semble pas avoir entamé sa popularité. Un sondage d’opinion publié dimanche a montré que 27% des Australiens voteraient pour le parti de Mme Hanson — un point de pourcentage derrière le Parti travailliste au pouvoir.