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Aucune enquête ne sera menée concernant les ralentissements de Starlink en Ukraine

«Il est préoccupant que l’inspecteur général ait apparemment décidé de ne pas enquêter sur les perturbations des communications par satellite dont dépend l’Ukraine pour protéger ses civils.»

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Le président Donald Trump (à droite) remet la Médaille nationale des sciences à Elon Musk à l'Institut américain de la paix, le jeudi 8 octobre 2026, à Washington. Photo AP Le président Donald Trump (à droite) remet la Médaille nationale des sciences à Elon Musk à l'Institut américain de la paix, le jeudi 8 octobre 2026, à Washington. Photo AP (Julia Demaree Nikhinson)

L’organe de contrôle du Pentagone refuse une demande bipartite visant à enquêter sur les récentes perturbations des services Internet par satellite Starlink et Starshield destinés à l’Ukraine, ce qui suscite des inquiétudes parmi les législateurs quant à la réticence de l’armée, et même de son inspecteur général indépendant, à s’opposer à l’influence qu’exerce le PDG de SpaceX, Elon Musk, sur les communications de défense.

Un groupe bipartite de sénateurs a demandé à l’inspecteur général du Pentagone d’ouvrir une enquête après que des responsables ukrainiens ont signalé ce mois-ci que leurs débits de connexion étaient limités sur le service Starlink, créé par Musk, et sur sa version à usage militaire, Starshield. Ces services sont essentiels à la connectivité de l’Ukraine en temps de guerre, et les responsables ukrainiens ont déclaré que ces restrictions entravaient leur capacité à intercepter les drones d’attaque russes se déplaçant à grande vitesse.

Dans une réponse datée de mardi et obtenue par l’Associated Press, l’organe de contrôle du Pentagone a indiqué au groupe de neuf législateurs — quatre républicains et cinq démocrates — que c’était à l’armée de l’air qu’il appartenait de répondre à leurs préoccupations.

Cette réponse est perçue comme un refus de l’inspecteur général d’enquêter sur Musk et Starlink, alors qu’il est pourtant bien placé pour le faire, selon un assistant du Congrès proche du dossier, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat pour aborder un sujet sensible.

«Il est préoccupant que l’inspecteur général ait apparemment décidé de ne pas enquêter sur les perturbations des communications par satellite dont dépend l’Ukraine pour protéger ses civils», a déclaré dans un communiqué à l’AP la sénatrice Jeanne Shaheen, principale démocrate de la commission des relations étrangères du Sénat, qui avait signé la lettre initiale.

Mme Shaheen a ajouté que «l’administration Trump et SpaceX ont fourni des versions contradictoires sur les causes de ces perturbations» et qu’«il faut un examen et une enquête indépendants pour déterminer les responsabilités et empêcher que cela ne se reproduise à l’avenir».

L’absence de réponses soulève des questions quant à l’étendue du pouvoir dont dispose Elon Musk, un allié du président Donald Trump, sur ce système de communication essentiel. Selon un assistant du Congrès, les inquiétudes au Capitole concernant le contrôle exercé par Elon Musk sur Starlink remontent à plusieurs années et ont en partie motivé la création de Starshield, la version destinée à l’armée.

L’émissaire de Trump remercie Poutine pour le diesel et discute d’un plan de paix pour l’Ukraine Le président russe Vladimir Poutine et l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, ont débuté mercredi à Saint-Pétersbourg des pourparlers sur un règlement du conflit en Ukraine, au lendemain d’entretiens entre le négociateur américain et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Interrogée sur ce ralentissement, l’administration Trump a fourni des explications confuses et parfois contradictoires quant à l’identité de l’instigateur de cette décision.

Elon Musk a reconnu cette fin de semaine que SpaceX avait réduit la capacité de Starlink en Ukraine, accusant le pays d’avoir enfreint ses conditions d’utilisation, ce que les responsables ukrainiens ont nié. Mais Elon Musk a maintenu que le gouvernement américain contrôlait toutes les modifications apportées à Starshield.

Donald Trump a expliqué qu’il n’avait ordonné aucune restriction, tandis que le vice-président JD Vance a laissé entendre qu’il y avait eu une coordination entre la Maison-Blanche et Elon Musk.

Interrogée sur cette décision d’enquête, une porte-parole du bureau de l’inspecteur général, Mollie Halpern, a déclaré que l’organisme de contrôle «avait soigneusement examiné la demande du Congrès et déterminé que les questions soulevées seraient mieux traitées par le ministère», en référence au Pentagone.

«Si de nouvelles informations venaient à être révélées, nous pourrions revoir notre position», a ajouté Mme Halpern.

Le Pentagone a renvoyé toute demande de commentaire au bureau de l’inspecteur général, tandis que l’armée de l’air n’a pas immédiatement répondu à un message sollicitant ses commentaires. Tous deux avaient précédemment refusé de répondre aux questions concernant la limitation de l’accès à l’Internet par satellite en Ukraine.

Les neuf législateurs avaient demandé à l’inspecteur général du Pentagone d’enquêter pour déterminer si des responsables du Pentagone ou d’autres fonctionnaires du gouvernement américain «avaient ordonné, autorisé, approuvé ou avaient eu connaissance à l’avance de modifications apportées aux accords de partage de renseignements, aux capacités d’alerte ou aux services Starlink et Starshield affectant l’Ukraine».