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Au moins 16 personnes ont été tuées lors de bombardements en Ukraine et en Russie

Ces dernières frappes ont eu lieu après qu’une femme a été tuée lors d’une attaque de drone ukrainien sur la région frontalière russe de Belgorod, selon les autorités locales.

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Un homme allume un lampion au mémorial dédié aux pompiers et aux travailleurs dépêchés sur les lieux de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. La scène se déroule à Slavutych, en Uktaine, le 25 avril 2026. PHOTO AP/Dan Bashakov Un homme allume un lampion au mémorial dédié aux pompiers et aux travailleurs dépêchés sur les lieux de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. La scène se déroule à Slavutych, en Uktaine, le 25 avril 2026. PHOTO AP (Dan Bashakov)

Des bombardements en Ukraine, dans les territoires occupés par la Russie et même en Russie ont fait au moins 16 morts, ont indiqué les autorités alors que le 40e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl a donné lieu à de nouvelles mises en garde concernant les risques liés aux attaques menées à proximité de la centrale.

Le bilan des frappes russes par drones et missiles sur la ville de Dnipro s’élève désormais à neuf morts, a déclaré dimanche le gouverneur régional Oleksandr Hanzha.

Un homme a été tué lors d’une frappe de drone ukrainien sur la ville portuaire de Sébastopol, en Crimée occupée par la Russie, ont fait savoir les autorités mises en place par Moscou. La Russie a annexé la péninsule à l’Ukraine en 2014, une décision que la plupart des pays du monde ont jugée illégale, et l’utilise comme base arrière et point d’approvisionnement pendant la guerre.

Leonid Pasechnik, le gouverneur nommé par la Russie dans la région ukrainienne de Louhansk — a indiqué que trois personnes avaient été tuées lors d’une frappe de drone ukrainien menée pendant la nuit sur un village, après avoir signalé que deux personnes avaient été tuées aux premières heures de samedi.

L’Ukraine n’a fait aucun commentaire sur ces deux attaques, qui n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante par l’Associated Press.

Ces dernières frappes ont eu lieu après qu’une femme a été tuée lors d’une attaque de drone ukrainien sur la région frontalière russe de Belgorod, selon les autorités locales.

Les forces ukrainiennes ont également frappé une raffinerie de pétrole à Yaroslavl, en plein cœur du territoire russe, a déclaré dimanche l’état-major ukrainien. Les frappes ont provoqué des incendies dans l’installation, qui traite 15 millions de tonnes de pétrole par an et produit de l’essence, du diesel et du kérosène pour l’armée russe. La Russie n’a pas immédiatement commenté ces informations.

L’Ukraine a mis au point ses propres drones à longue portée, capables d’atteindre des cibles situées à quelque 1500 kilomètres à l’intérieur de la Russie. Elle les a récemment utilisés contre des installations pétrolières russes alors que Moscou cherche à augmenter ses exportations à la suite de la dérogation temporaire aux sanctions accordée par les États-Unis. Les responsables de Kiev se plaignent que la Russie utilisera ces revenus supplémentaires pour acheter de nouvelles armes afin de frapper l’Ukraine plus durement.

Mise en garde

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a marqué l’anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl pour avertir que les attaques russes risquent de faire revivre l’histoire.

«Par sa guerre, la Russie conduit une fois de plus le monde au bord d’une catastrophe d’origine humaine — des [missiles] Shahed russo-iraniens survolent régulièrement la centrale, et l’un d’entre eux a frappé l’enceinte de confinement l’année dernière, a-t-il écrit sur Facebook. Le monde ne doit pas laisser ce terrorisme nucléaire se poursuivre, et le meilleur moyen est de forcer la Russie à mettre fin à ses attaques imprudentes.»

Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a fait écho à ces préoccupations lors d’une visite à Kiev, affirmant que les réparations de l’enveloppe de protection extérieure endommagée de la centrale devaient commencer immédiatement.

Les évaluations de l’AIEA montrent que les dommages subis après une frappe l’année dernière ont déjà compromis une fonction de sécurité essentielle de la structure, a-t-il déclaré, avertissant que des années d’inaction pourraient accroître le danger pour le sarcophage d’origine situé en dessous.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement a estimé que les réparations nécessiteraient au moins 500 millions d’euros (800 millions $ CAN).

Les responsables ukrainiens affirment qu’un drone russe a frappé l’enveloppe extérieure de la structure de l’enceinte en forme d’arche de 2,87 milliards $ achevée en 2019 au-dessus des vestiges du réacteur n° 4 — en février 2025. Moscou a nié avoir pris la centrale pour cible, alléguant que Kiev avait mis en scène l’attaque.