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Attaque meurtrière en France: la garde à vue du suspect prolongée après une première audition

L’état de santé du principal suspect, Kévin T., «a été jugé compatible avec la mesure de garde à vue», a expliqué le Pnat.

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Des agents de la police scientifique et des enquêteurs recherchent des éléments de preuves après une attaque à Trappes, en banlieue parisienne, le vendredi 23 octobre 2026. AP/Emma Da Silva Des agents de la police scientifique et des enquêteurs recherchent des éléments de preuves après une attaque à Trappes, en banlieue parisienne, le vendredi 23 octobre 2026. AP (Emma Da Silva)

La garde à vue de l’homme ayant tué une personne et fait cinq blessés, vendredi dans la banlieue de Paris, a été prolongée samedi matin après une première audition, tandis que quatre personnes de son entourage sont entendues par les enquêteurs, a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat).

L’état de santé du principal suspect, Kévin T., «a été jugé compatible avec la mesure de garde à vue», a expliqué le Pnat.

Il a été interpellé à Coignières vendredi après son «périple meurtrier» et placé immédiatement en garde à vue, qui peut durer 96 heures pour les affaires de terrorisme.

Le Pnat a ouvert vendredi une enquête pour «assassinat» et «tentatives d’assassinats», «en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée».

Le parquet antiterroriste a précisé que trois «membres de son entourage familial et amical» avaient également été placés en garde à vue vendredi soir et dans la nuit de vendredi à samedi, ce qui porte à quatre le nombre de proches interrogés.

Parmi ces personnes, figurent la mère et le père du tireur, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

Au cours de son attaque commencée vendredi vers 10 h (4 h heure de l’Est) à Trappes et qui s’est poursuivie à La Verrière, Kévin T. a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture, tuant une personne, un homme noir de nationalité française né en 2000, et en blessant cinq autres.

La famille de l’homme tué, Pengo Bossio Wangi, espoir français des arts martiaux mixtes (MMA) âgé de 26 ans, se demande si les autorités avaient ou non mis en place «un suivi» du tireur, a priori «détenteur d’armes de guerre» et «déjà connu des services de police et de la justice», a fait savoir son avocat Yassine Bouzrou.

Elle «se réserve le droit de rechercher toute responsabilité administrative susceptible d’être engagée à raison d’une défaillance établie», a-t-il ajouté dans un communiqué transmis à l’AFP.

«Une analyse de sang destinée à permettre de déterminer son imprégnation toxicologique est toujours en cours», a expliqué le parquet antiterroriste, à propos du suspect.

Il a précisé que le casier judiciaire de Kévin T., né en 1987, fait mention de «quatre anciennes condamnations, réhabilitées de plein droit».

La perquisition a révélé qu’il avait piégé son appartement - situé à Plaisir (Yvelines, banlieue ouest de Paris) selon une source policière - avec des bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur, a ajouté le Pnat.

Dans son véhicule, une Renault Clio, ont été découverts «un pistolet-mitrailleur de type Sten et une bombe lacrymogène», selon la même source.

Un exemplaire du livre Mein Kampf d’Adolf Hitler a aussi été retrouvé lors de la perquisition du domicile, a indiqué samedi à l’AFP une source proche de l’enquête.

Cette source a également fait état de la présence d’une Bible et d’un Coran dans son appartement situé à Plaisir, une commune voisine.

Au lendemain de l’attaque, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi à Trappes en hommage à la victime de l’attaque.

«Nous ne sommes pas des cibles, nos vies comptent», «Trappes réclame justice et vérité», proclamaient des pancartes brandies dans la foule, sur les lieux où le jeune Français d’origine africaine a été tué vendredi matin.