Les deux hommes arrêtés après l’incendie qui a détruit quatre ambulances de la communauté juive à côté d’une synagogue à Londres dans la nuit de dimanche à lundi ont été remis en liberté sous caution, a indiqué la police jeudi.
Ces deux Britanniques âgés de 47 et 45 ans, arrêtés mercredi à Londres, ont été «remis en liberté sous caution jusqu’à une date en avril 2026», selon la police, qui n’a pas donné plus de précisions.
Elle avait indiqué lundi enquêter sur la revendication d’un «groupe islamiste», inconnu jusqu’à récemment, et dit soupçonner l’existence de liens avec l’Iran.
Ces deux hommes «restent soumis à des conditions de liberté sous caution très strictes pendant que nous poursuivons nos investigations sur leur implication présumée dans cet incident», a assuré la cheffe de la lutte antiterroriste à Londres, Helen Flanagan, citée dans le communiqué.
«Nous continuons de travailler pour tenter d’identifier toutes les personnes impliquées dans cette attaque effroyable, et l’équipe d’enquête est mobilisée jour et nuit pour y parvenir», a-t-elle ajouté.

La police a perquisitionné les deux adresses où ces hommes ont été arrêtés dans le nord-ouest et dans le centre de Londres, ainsi que deux autres adresses dans le nord-ouest de la capitale mercredi.
Cette attaque a été qualifiée de «crime de haine antisémite» par la police londonienne, et l’unité antiterroriste est responsable de l’enquête, même si l’incident n’a à ce stade pas été qualifié de «terroriste».
L’incendie qui s’est produit lundi vers 01H30 et n’a pas fait de victimes, a détruit quatre véhicules de secours d’Hatzola, une association juive gérant un service d’urgence bénévole. Les ambulances étaient stationnées sur un stationnement jouxtant une synagogue dans le quartier de Golders Green dans le nord-ouest de Londres, où vit une importante communauté juive.
«Un dispositif et des opérations de police renforcés et sur mesure, particulièrement centrés sur les zones vulnérables à travers tout Londres, se poursuivront au cours des prochains jours et semaines», a déclaré de son côté le commissaire Luke Williams, voulant «rassurer» la communauté juive de la capitale.
