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«Ange de la mort»: déclassification d’un dossier sur ce criminel de guerre nazi

Il est devenu tristement célèbre pour avoir mené des expériences médicales brutales sur des détenus, y compris des enfants.

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Josef Mengele Cette photo d'archive datant de 1956 montre le criminel de guerre Josef Mengele. Crédit image |Photo AP, archives

Le service fédéral de renseignement suisse a publié jeudi un dossier de 200 pages sur le tristement célèbre criminel de guerre nazi Josef Mengele, ce médecin allemand surnommé l’«Ange de la mort» pour avoir mené d’horribles expériences médicales sur des prisonniers à Auschwitz.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Mengele a servi au camp d’extermination d’Auschwitz, en Pologne occupée par les nazis, où environ 1,1 million de personnes ont été tuées, dont près d’un million de Juifs. Il est devenu tristement célèbre pour avoir mené des expériences médicales brutales sur des détenus, y compris des enfants, sous prétexte de recherche scientifique.

Après la guerre, Mengele a obtenu un titre de voyage de la Croix-Rouge sous une fausse identité, ce qui lui a permis de quitter l’Europe. Comme beaucoup d’anciens responsables nazis, il a passé des années à se cacher en Amérique latine alors qu’il était recherché à l’échelle internationale pour ses crimes. Il s’est noyé en 1979 alors qu’il se baignait sur la côte brésilienne.

Les documents rendus publics par les autorités suisses comprennent des éléments fournis à la police qui suggèrent que Mengele aurait pu revenir en Suisse après avoir d’abord fui l’Allemagne, ou qu’il aurait pu envisager d’entrer dans le pays sous un faux nom, selon l’agence de presse allemande dpa.

Les historiens, qui cherchaient à déterminer si Mengele avait séjourné en Suisse alors qu’il était recherché comme criminel de guerre, sans que les autorités suisses ne l’aient arrêté, réclamaient depuis longtemps l’accès à ces dossiers.

Les autorités suisses avaient toujours soutenu que ces documents devaient rester confidentiels jusqu’en 2071 pour des raisons de sécurité et pour protéger les personnes qui y sont mentionnées.

L’historien Gérard Wettstein a contesté avec succès ces restrictions devant le Tribunal administratif fédéral, ce qui a conduit à la publication en ligne. Certaines parties ont été caviardées pour protéger les sources et les données personnelles de tiers, ont précisé les autorités.

Le dossier a été constitué par le service de police du ministère public fédéral, un prédécesseur des services de renseignement fédéraux suisses, puis transféré aux Archives fédérales en 2001.