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Andy Burnham piégé par un imposteur se faisant passer pour une proche de Trump

L’affaire a été jugée suffisamment inquiétante pour que l’ambassade britannique à Washington l’évoque avec la Maison-Blanche.

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Le premier ministre britannique Andy Burnham s'adresse aux médias à Downing Street le 12 août 2026. Photo AP Le premier ministre britannique Andy Burnham s'adresse aux médias à Downing Street le 12 août 2026. Photo AP (Kin Cheung)

Le nouveau premier ministre britannique Andy Burnham a échangé des messages avec une personne se faisant passer pour Susie Wiles, la cheffe de cabinet de la Maison-Blanche, ont rapporté lundi plusieurs médias britanniques.

Selon Politico, qui a révélé l’affaire en citant des sources anonymes, le chef du gouvernement britannique a envoyé «plusieurs messages», via un canal de communication non précisé, à une personne qu’il pensait être Susie Wiles, avant de trouver le contact suspect.

L’affaire a été jugée suffisamment inquiétante pour que l’ambassade britannique à Washington l’évoque avec la Maison-Blanche, selon deux sources citées par Politico.

Ni la date ni le contenu de ces échanges ne sont connus. Andy Burnham a succédé à Keir Starmer à Downing Street le 20 juillet.

«Nous ne commentons pas les questions liées à la sécurité nationale», a simplement déclaré un porte-parole de Downing Street, sans démentir que ces échanges aient eu lieu.

En mai 2025, le Wall Street Journal et la BBC avaient révélé que le FBI avait ouvert une enquête sur des tentatives de piratage du téléphone de Mme Wiles.

Le président Donald Trump prend la parole lors d'une réunion du conseil d'administration du John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts, qui s'est tenue dans la Salle Est de la Maison-Blanche, le lundi 16 mars 2026, à Washington, sous le regard de la chef de cabinet, Susie Wiles. Le président Donald Trump prend la parole lors d'une réunion du conseil d'administration du John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts, qui s'est tenue dans la Salle Est de la Maison-Blanche, le lundi 16 mars 2026, à Washington, sous le regard de la chef de cabinet, Susie Wiles. (Alex Brandon/AP)

M. Burnham n’est pas la première personnalité politique britannique de premier plan à être victime de ce type de canular.

En 2024, le gouvernement britannique avait rendu publique la vidéo d’un appel téléphonique au cours duquel le ministre des Affaires étrangères de l’époque, David Cameron, avait été piégé par une personne se présentant comme l’ancien président ukrainien Petro Porochenko.

Le Foreign Office avait alors expliqué avoir divulgué l’incident pour déjouer toute tentative de manipulation des images par les auteurs de cette opération, jugés «clairement russes».