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Accès internet: l’Iran a neutralisé Starlink durant des manifestations contre le pouvoir

En janvier lors de manifestations d’une ampleur inédite, l’Iran avait totalement coupé durant plusieurs semaines l’accès à internet de sa population.

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Des manifestants participent à une manifestation à Berlin, en Allemagne, en soutien aux manifestations de masse organisées dans tout l'Iran contre le gouvernement, samedi 10 janvier 2026. Des manifestants participent à une manifestation à Berlin, en Allemagne, en soutien aux manifestations de masse organisées dans tout l'Iran contre le gouvernement, samedi 10 janvier 2026. (Ebrahim Noroozi/AP)

L’Iran, où l’accès à internet fait l’objet de restrictions gouvernementales draconiennes, a réussi à rendre inutilisable la technologie Starlink qui permettait de les contourner au moment du mouvement de contestation, a affirmé lundi un haut responsable iranien.

En janvier lors de manifestations d’une ampleur inédite, l’Iran avait totalement coupé durant plusieurs semaines l’accès à internet de sa population, l’empêchant de partager avec le reste du monde des informations sur le mouvement et sa répression.

Seuls des terminaux Starlink, dont la possession est passible de prison, offraient une alternative, en permettant de recevoir internet par satellite.

Ce système avait toutefois montré des limites techniques, des experts affirmant alors que l’Iran réussissait à le brouiller.

Lors des troubles de janvier, «l’Iran est parvenu à désactiver pour la première fois des terminaux Starlink», a affirmé à la télévision nationale Mohammad Amin Aghamiri, directeur du Centre national de cybersécurité, un organisme d’État responsable de superviser internet.

C’est la première fois qu’un responsable iranien s’exprime sur de telles capacités présumées. Il n’a toutefois pas précisé à quelles technologies l’Iran avait eu recours.

Ces propos semblent toutefois contredire ceux du ministère des Télécommunications la semaine dernière.

«La généralisation de Starlink portera le coup de grâce» au contrôle du gouvernement sur internet, avait ainsi déploré Mohammad Hafez Hakami, un vice-ministre des Télécommunications.

«Si cette tendance se poursuit, nous serons forcés de couper le courant lors de la prochaine crise» pour que les Iraniens n’utilisent plus Starlink, s’était-il alarmé, cité par le site de référence du numérique Digiato, devant l’incapacité du pouvoir à lutter contre ce phénomène.

L’Iran bloque de longue date de nombreux sites étrangers (YouTube, X, Telegram, Instagram...) mais l’immense majorité des Iraniens y ont accès par le biais de VPN, de l’aveu même des autorités.

Les restrictions n’en restent pas moins parmi les plus drastiques au monde.

L’Iran a battu cette année le record du monde du nombre de jours sans internet, lorsque le pouvoir avait coupé durant près de trois mois tout accès, après le déclenchement de la guerre par des frappes israélo-américaines fin février.

De nombreux sites étrangers sont par ailleurs inaccessibles depuis une connexion iranienne en raison des sanctions internationales. Un responsable du ministère des Télécommunications avait estimé en mai leur proportion à 30%.