Comment un wallaby s’est-il retrouvé dans un boisé de Boucherville, en Montérégie? Alors que cette histoire inusitée a retenu l’attention des Québécois, sachez qu’acquérir un animal exotique est très facile en 2026, a assuré la fondatrice d’un refuge.
«Je me suis rendu compte qu’il y avait un gros commerce illégal d’animaux exotiques», a raconté Chamie Angie Cadorette, directrice générale du Refuge de Galahad. «En dix minutes, j’aurais pu m’acheter un singe au coût de 9000$. J’aurais pu m’acheter un kangourou, des perroquets, etc.»

C’est Mme Cadorette qui dit avoir contacté SOS Braconnage concernant la présence d’un wallaby au Québec. Une dame à la recherche d’une pension pour son cheval a trouvé ce qui ressemblait à un kangourou dans un box pour cheval. Elle aurait contacté la DG du refuge.
L’animal se serait par la suite enfui du Centre équestre du boisé de Boucherville, et ce, quelques jours après l’appel à SOS Braconnage. De son côté, le propriétaire de l’établissement a refusé la demande d’entrevue de Noovo Info.
Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, indique le propriétaire du centre équestre ne détient pas de permis pour détenir un tel animal.
L’animal n’a toujours pas été secouru
Pendant ce temps, l’animal n’a toujours pas été secouru. Des résidents disent avoir aperçu le wallaby.

Une dame mentionne que le wallaby venait souvent dans son boisé et restait à proximité d’elle pendant quelques minutes.
«J’étais en train de corder du bois. Et j’ai vu le kangourou arriver et je lui parlais. Il restait là pendant un instant et il revenait tout le temps ici. Les agents de la faune sont allés voir où il était. Ils l’ont retrouvé dans notre boisé et il revenait toujours ici.»
Plusieurs curieux se sont d’ailleurs déplacés dans le coin où l’animal a été aperçu.
Or, le Ministère interdit formellement à quiconque de tenter de capturer l’animal. On mentionne «qu’une analyse de la situation est en cours afin de déterminer la façon la plus sécuritaire pour permettre la récupération de l’animal et pour le public (notamment les véhicules)».
«Il est important que les gens évitent d’approcher l’animal afin qu’il demeure dans le secteur où il se trouve», conclut le ministère dans une déclaration écrite.
À voir dans la vidéo.

