Environnement

Une vague de froid s’abattra sur le Québec jusqu’en mars, prévient un climatologue

«C’est vraiment l’hiver qui s’est installé. Je pense que nous n’étions tout simplement pas prêts pour cela.»

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Bitter cold affecting everything in Montreal David Phillips, d'Environnement Canada, affirme que la province connaît l'une des périodes les plus longues et les plus froides depuis des années. (CTV News)

Le froid glacial n’est pas près de disparaître. En fait, un climatologue d’Environnement et Changement climatique Canada affirme que même le mois de mars s’annonce plus froid que la normale.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Dans une récente entrevue, David Phillips a indiqué que les prévisions pour février indiquaient que le froid persisterait probablement jusqu’à la fin du mois au moins. Au vu des dernières semaines, cela signifie que les températures resteront inférieures à la normale ou sous le point de congélation pendant 44 jours consécutifs, une période qu’il a qualifiée de «quasi record».

«Nous avons dépassé la moitié de l’hiver, mais nous semblons toujours enlisés dans le froid et la neige, a affirmé M. Phillips. C’est vraiment l’hiver qui s’est installé. Je pense que nous n’étions tout simplement pas prêts pour cela.»

Le climatologue a souligné que le Québec a connu le troisième automne le plus chaud en 78 ans, ce qui rend la transition vers l’hiver particulièrement difficile.

«Je ne vois tout simplement pas de réchauffement. Il faut s’y habituer, car cela va continuer. Et il est certain que dans deux semaines, les gens seront tout simplement exaspérés. Cela commence à être psychologiquement épuisant.»

—  David Phillips, climatologue principal pour Environnement et Changement climatique Canada

M. Phillips a indiqué que le Québec avait également reçu environ 25 % de neige en plus que la normale entre novembre et janvier.

«Mais ce qui m’a vraiment frappé, c’est la fréquence des chutes de neige et le nombre de jours où il a neigé, qui m’a vraiment choqué», a expliqué M. Phillips.

«Il y a eu 93 jours depuis le 1er novembre, et nous avons eu des chutes de neige mesurables pendant 47 de ces jours, plus une trace de neige dans l’air pendant 20 autres jours. Donc, si on y regarde de plus près, environ les trois quarts des jours au cours des 90 derniers jours ont été enneigés.»

Selon M. Phillips, janvier a été le mois le plus froid depuis quatre ans à Montréal, avec des températures inférieures à zéro pendant plus de la moitié du mois.

«Cette semaine, en milieu de semaine, le temps va devenir un peu plus clément, avec des températures maximales de -5 °C. Il fait toujours en dessous de zéro. Il n’y a pas de fonte. Et après cela, il fera encore plus froid. Je veux dire, vraiment. Nous n’avons peut-être pas encore atteint le moment le plus froid de tout l’hiver», a-t-il dit.

Cependant, d’ici la deuxième semaine de février, il prévoit des températures minimales d’environ -26 °C et des températures maximales diurnes comprises entre -11 et -18 °C.

«Ce vortex polaire ne se trouve pas dans l’Arctique. Il se trouve au-dessus du nord de l’Ontario et du centre du Québec, et il pousse cet air arctique froid vers le bas. C’est un air épais et dense. C’est comme de la mélasse. Il s’écoule le long du sol, remplit tous les recoins et ne vous quitte pas.»

M. Phillips a ajouté que Fred la Marmotte verra certainement son ombre lundi, prédisant un hiver plus long cette année.