Environnement

Un kilomètre de berge restauré à Montréal-Nord

Quelque 2,2 millions de dollars ont été investis pour remettre la berge du parc Aimé-Léonard en ordre.

Publié le 

Un kilomètre de berge restauré à Montréal-Nord

Le parc Aimé-Léonard à Montréal-Nord se bat contre un problème commun au Québec: l’érosion de sa berge. Commencé en automne 2025, le projet de restauration s’étale sur un kilomètre et sera bientôt ouvert aux riverains.

«Montréal-Nord a été confrontée dans les dernières années aux crues printanières et à l’érosion des berges», rappelle Philippe Thermidor conseillé et maire remplaçant dans l’arrondissement.

La situation mettait à risque la sécurité des berges pour les citoyens, mais aussi pour la faune, selon l’élu.

«Ça mettait des arbres en danger, on a dû reculer le sentier», explique Pierre Bertrand, conseiller en planification dans l’arrondissement.

berge Montréal-Nord avant Avant les travaux, plusieurs sections de la berge avaient été grugées par le fleuve. (Pierre Bertrand)

Lorsqu’une berge s’érode à Montréal «des morceaux de gravier et de trottoirs» peuvent être rejetés ajoute l’expert en ce genre de travaux.

La berge a donc été nettoyée et décontaminée. Puis, la majorité des plantes et arbustes ont étés enlevés durant les travaux.

Stabiliser et végétaliser

«On a essayé une technique qui a été testée en Outaouais, il y a très longtemps: une terre-pierre», explique Pierre Bertrand.

L’idée est simple: les pierres bloquent l’érosion et la terre permet à des plantes de végétaliser la bande riveraine.

Ce sont des plantes indigènes et approuvées par le ministère de l’Environnement qui ont été sélectionnées.

«C’est assez exceptionnel comme projet, ça aurait été facile de dire qu’il y a urgence d’agir et d’empierrer tout ça», affirme le conseiller en planification. Il y a aussi beaucoup de restrictions environnementales qui ajoutent «beaucoup de contraintes de temps», souligne-t-il.

Toujours accessible

Questionnés par Noovo Info, les passants et résidents du quartier accueillent assez positivement la nouvelle.

«C’est important de prévenir, sinon les maisons pourraient perdre de la valeur», affirme un jeune homme qui promène son chien.

«J’étais un peu sceptique, mais je pense que ça va être bien, beaucoup de personnes utilisent le parc en été», dit une jeune femme à vélo.

Des accès à la berge existeront pour «les gens qui pêche ou qui veulent accéder à sur la grève, soutient de son côté Philippe Thermidor.

Le projet a profité d’un financement provincial et municipal dans un effort de conserver les espaces verts et urbains. L’ouverture officielle est prévue à la fin juin.