Environnement

Météo: tout savoir sur le dôme de chaleur et ses impacts au Canada

Voici les explications et les prévisions des experts.

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A man cools off in a fountain at Sankofa Square in downtown Toronto amid a heat wave on July 14, 2026. (Cole Burston / The Canadian Press)
Un homme se rafraîchit dans une fontaine de Sankofa Square, dans le centre-ville de Toronto, alors qu'une vague de chaleur sévit, le 14 juillet 2026. Un homme se rafraîchit dans une fontaine de Sankofa Square, dans le centre-ville de Toronto, alors qu'une vague de chaleur sévit, le 14 juillet 2026. (Cole Burston/The Canadian Press)

Alors que l’automne approche, les experts météo disent que les conditions estivales pourraient perdurer jusqu’en septembre, et qu’un dôme de chaleur au sud de la frontière pourrait avoir un impact sur certaines régions du Canada.

Un énorme dôme de chaleur fait grimper les températures et provoque des orages dans le sud et le centre des États-Unis cette semaine. Même si l’épicentre du dôme de chaleur se trouve au sud de la frontière, cet air anormalement chaud touche aussi le Canada, a expliqué David Phillips.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

«On a toujours un temps estival, et une partie de ce temps pourrait nous parvenir par ces zones de haute pression, ces dômes de chaleur», a dit le climatologue principal à Environnement et Changement climatique Canada, lors d’une entrevue mercredi avec CTVNews.ca à Barrie, en Ontario.

Un dôme de chaleur se forme quand «un système météorologique de haute pression persistant emprisonne de l’air chaud au-dessus d’une région», selon l’Institut canadien du climat, un organisme de recherche sur les politiques publiques.

M. Phillips a ajouté que c’était «comme si on mettait un couvercle sur une zone». «L’air est comprimé par la zone de haute pression qui descend, il devient plus chaud et plus sec, et ça dure du matin au soir, jour après jour», a-t-il précisé.

En début de semaine, The Weather Network a indiqué que ce dôme de chaleur allait influencer les conditions météo dans la plupart des régions du sud du Canada.

Pas la «même intensité» qu’aux États-Unis

Kelsey McEwen, météorologue en chef et co-animatrice de l’émission CTV Your Morning, a affirmé que le dôme de chaleur américain n’aurait pas beaucoup d’impact sur la majeure partie du Canada.

«L’atmosphère se comporte vraiment comme un fluide… il y a une masse d’air très chaude au-dessus du sud des États-Unis», a-t-elle indiqué lors d’une entrevue jeudi avec CTVNews.ca. «On pourrait en ressentir les effets périphériques au Canada, mais ça concernerait surtout les communautés les plus au sud.»

Elle a noté que certaines zones du sud-ouest de l’Ontario, comme la région de Windsor-Sarnia, ont connu des températures élevées ces derniers jours.

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Elle prévoit un rafraîchissement des températures en Ontario à l’approche de la fin de semaine, tandis que le sud des Prairies connaîtra une vague de chaleur, ce qui, selon elle, pourrait être «vaguement lié» au dôme de chaleur américain. Elle a ajouté que les températures douces prévues vendredi et samedi dans le sud de la Saskatchewan et du Manitoba sont directement dues à «une crête en altitude, une zone de haute pression située juste au-dessus de cette région».

«Mais comme on est beaucoup plus au nord, et que cet air super chaud et humide se trouve très loin au sud, plus près du golfe du Mexique, on ne ressent pas la chaleur avec la même intensité ici», a dit Mme McEwen.

«Tu ne peux pas y échapper»

Les vagues de chaleur peuvent avoir des effets dangereux, y compris des décès, a prévenu David Phillips.

«Tu ne peux pas y échapper. Tu ne peux pas simplement dire: “Oh, je vais juste aller à la plage pour m’en éloigner”», a-t-il souligné. «Ça recouvre toute ta région… donc tu es coincé dedans, et tu dois le supporter tant que ça dure.»

À cette période de l’année, les vagues de chaleur durent moins longtemps et sont généralement moins intenses qu’en juillet et août, car il y a moins d’heures d’ensoleillement, selon lui.

«Le changement climatique peut les rendre plus fréquentes, plus intenses et plus longues», a-t-il mentionné.