La Ville de Montréal a récemment demandé à sa population de réduire sa consommation d’eau alors qu’une conduite d’eau névralgique de la métropole doit être changée. Ailleurs à travers la province, la situation de l’eau en inquiète plusieurs.
Des fontaines d’eau ont d’ailleurs été fermées à Montréal en guise de geste symbolique. Depuis l’appel à la population de la métropole le 29 mai dernier, la consommation d’eau a peu baissé à Montréal. À cette date, on consommait par jour 1,17 milliard de litres et le 7 juin, cette consommation était de 1,15 milliard de litres.
Le seuil à ne pas dépasser à Montréal se situe à peu près à 1,45 milliard de litres.
Ailleurs au Québec, la situation de l’eau préoccupe plusieurs organismes, chercheurs et municipalités. Selon eux, les changements climatiques ne vont pas aider les choses. Du côté de la Société de conservation et d’aménagement des bassins versants de la zone Châteauguay, on demande la tenue de consultations par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à propos de la pénurie d’eau.
«Ça fait dix ans qu’on a vraiment des données scientifiques qui nous prouvent clairement que la ressource en eau est en diminution. Il est peut-être temps au gouvernement d’agir.»
— Daniel Pilon, président de la SCABRIC
Même si le Québec possède 3 % des réserves d’eau douce de la planète, des déficits d’eau ont été constatés à travers la province, comme dans la MRC de Roussillon en Montérégie.
Vers une tarification de l’eau?
Questionnés à savoir si une tarification de l’eau devrait être mise en place, des passants interrogés par Noovo Info étaient mitigés face à une telle initiative.
«C’est assez limité finalement ce qu’on peut faire comme économie d’eau avec une tarification», a affirmé Rébecca Pétrin, directrice générale de l’organisme Eau Secours. Elle pointe plutôt vers la sensibilisation et l’éducation.

