Environnement

Mort de 16 globicéphales échoués sur une île de Nouvelle-Écosse

Ils ont été découverts lors d’une inspection de routine.

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Des globicéphales morts à la suite d'un échouage collectif sur la côte nord de la réserve de parc national de l'île de Sable, en Nouvelle-Écosse, sur une photo distribuée sans date. LA PRESSE CANADIENNE/Photo distribuée — Parcs Canada, K. Penn (Crédi... Des globicéphales morts à la suite d'un échouage collectif sur la côte nord de la réserve de parc national de l'île de Sable, en Nouvelle-Écosse, sur une photo distribuée sans date. Parcs Canada via La Presse Canadienne (K. Penn)

Une association de sauvetage des animaux marins a confirmé que 16 baleines se sont échouées sur la côte nord de l’île de Sable, une île isolée de Nouvelle-Écosse.

Aucun des animaux n’a survécu.

La Marine Animal Response Society a publié jeudi un message sur Facebook indiquant que les globicéphales échoués avaient été découverts le 10 juin lors d’une inspection de routine menée par Zoe Lucas, directrice de l’Institut de l’île de Sable et résidente de longue date de l’île.

Parcs Canada a été alerté, car cette île en forme de croissant, située à 290 kilomètres au sud-est d’Halifax, est une réserve de parc national depuis 2013.

Tonya Wimmer, codirectrice exécutive de la Marine Animal Response Society, a affirmé que son organisation était spécialisée dans le sauvetage d’animaux marins échoués, mais que l’éloignement de l’île rendait ce type de mission impossible. Elle a ajouté que certains globicéphales étaient déjà en train de mourir lorsque le personnel de Parcs Canada est arrivé sur la plage.

«La triste réalité pour l’île de Sable, c’est qu’elle se trouve à 300 kilomètres au large, ce qui signifie qu’il est assez difficile de s’y rendre en temps voulu avec tout l’équipement nécessaire», a fait remarquer Mme Wimmer lors d’une entrevue vendredi.

Généralement d’un noir foncé ou d’une couleur grisâtre, les globicéphales ressemblent à de grands dauphins trapus. En fait, ils font partie de la famille des dauphins, tout comme les orques. Leur caractéristique la plus remarquable est leur front bombé.

On les trouve dans tout l’Atlantique Nord ils sont commun au large de la côte est du Canada.

Bien qu’ils paraissent petits comparés aux orques, aux bélugas ou aux baleines à bosse, ils font environ deux fois la taille des grands dauphins, mesurant jusqu’à sept mètres de long et pesant jusqu’à quatre tonnes.

Le sauvetage de globicéphales échoués nécessite généralement une équipe importante. Il faut en général cinq ou six personnes pour déplacer un seul d’entre eux. Et ils ne peuvent pas être déplacés un par un, car le groupe familial doit rester uni.

«On ne peut pas les déplacer un par un, car ils feraient demi-tour et reviendraient rejoindre le reste du groupe», a expliqué Mme Wimmer.

Mme Wimmer a précisé que des échouages collectifs de globicéphales sont signalés à travers le monde depuis des siècles, mais que des questions subsistent quant aux raisons de ces phénomènes. Les échouages peuvent être causés par l’activité humaine ou lorsque le groupe s’approche trop près du rivage en poursuivant une proie.

«Et parfois, ils se retrouvent tout simplement tous sur une plage, a-t-elle dit. Il y a plusieurs explications possibles, et parfois, on ne parvient pas à les élucider.»

Mme Wimmer a souligné que si une baleine ou un dauphin est retrouvé échoué sur le rivage, les passants ne doivent pas tenter de le secourir, car l’animal pourrait être blessé ou les sauveteurs pourraient être blessés par l’animal.

«Leur queue est leur arme la plus redoutable», a-t-elle déclaré. La meilleure chose à faire est d’appeler à l’aide. La Marine Animal Response Society, par exemple, dispose de sa propre ligne d’assistance gratuite.

Michael MacDonald

Michael MacDonald

Journaliste