Environnement

Les États-Unis s'intéressent au pétrole de l'Alberta et de la Saskatchewan

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L'Ambassadeur américain au Canada Pete Hoekstra discute avec la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, avant l'arrivée du président américain Donald Trump à Calgary, le 15 juin 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jeff McIntosh L'Ambassadeur américain au Canada Pete Hoekstra discute avec la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, avant l'arrivée du président américain Donald Trump à Calgary, le 15 juin 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jeff McIntosh (Jeff McIntosh)

L’ambassadeur des États-Unis au Canada estime que l’Alberta et la Saskatchewan pourraient présenter l’argument «le plus convaincant» pour répondre aux besoins pétroliers des États-Unis.

Pete Hoekstra a expliqué que les États-Unis devront trouver un apport journalier de trois à quatre millions de barils de pétrole supplémentaires au cours de la prochaine décennie et a souligné que l’Alberta était déjà un bon partenaire commercial.

«Nous voulons du pétrole. Nous avons besoin de pétrole», a déclaré M. Hoekstra à Edmonton, lors du sommet annuel de la région économique du Nord-Ouest du Pacifique.

«Et nous avons constaté au cours des deux dernières décennies que le Canada est l’un des meilleurs endroits au monde pour s’approvisionner en pétrole.»

M. Hoekstra a noté que, lorsque le premier ministre Mark Carney avait rencontré le président américain Donald Trump à l’automne dernier, deux membres du gouvernement Trump étaient plus que désireux d’accepter une offre préliminaire visant à envoyer davantage de pétrole au sud de la frontière.

«Le président a dû leur faire remarquer que se précipiter vers la table pour serrer la main de M. Carney (…) n’était pas nécessairement la meilleure stratégie de négociation», a rapporté M. Hoekstra, ajoutant que les États-Unis disposaient d’autres options.

Il a évoqué l’incertitude commerciale persistante entre le Canada et les États-Unis, affirmant qu’il s’attendait à ce qu’un accord soit conclu à un moment donné, bien que M. Trump ait refusé de prolonger l’accord commercial existant entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

«Les discussions se poursuivent. Nous verrons bien où elles mèneront», a-t-il déclaré.

M. Hoekstra a rappelé que les États-Unis étaient plus avancés dans leurs négociations avec le Mexique et a réitéré qu’à son avis, le fait que de nombreux Canadiens nourrissent des sentiments hostiles envers les États-Unis compliquait la conclusion d’un accord.

L’ambassadeur a toutefois indiqué estimer que le Canada et les États-Unis pourraient collaborer dans d’autres domaines, tels que l’exploitation des minéraux critiques, et a souligné que les relations commerciales entre les deux pays étaient essentielles pour des raisons de sécurité nationale et d’ordre économique.

«Cette relation est tellement cruciale que nous devons la développer et la stabiliser; l’avenir sera alors très, très prometteur pour nous tous.»

M. Hoekstra, qui a eu un démêlé avec le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, au sujet du commerce transfrontalier, a refusé de tenir des propos négatifs à l’égard d’un quelconque dirigeant politique canadien et n’a pas évoqué la menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane supplémentaires au Canada.

Avant de quitter la scène, l’ambassadeur a levé son verre de whisky qu’il a bu d’un trait avec le reste de l’assistance. M. Hoekstra a expliqué qu’il s’agissait d’une nouvelle tradition en train de voir le jour, qui avait débuté lors d’un récent événement à Regina auquel il avait assisté aux côtés de membres du gouvernement de la Saskatchewan.

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a pris la parole lors de la conférence plus tard dans la journée de lundi, déclarant à l’auditoire composé de chefs d’entreprise et d’élus des deux côtés de la frontière que la région ne pourrait prospérer que si toutes les parties continuaient à travailler ensemble.

«Les retombées pour nous tous seront énormes, et les avantages se feront sentir bien au-delà de notre coin du continent nord-américain, non seulement pour nos amis et voisins d’Amérique du Nord, mais aussi dans le monde entier», a soutenu Mme Smith.