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Le Canada connaîtra-t-il un «super» El Niño en 2026? Tout ce qu’il faut savoir

Il est encore un peu tôt pour le savoir...

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Une femme est assise et lit au bord du fleuve Saint-Laurent pendant une vague de chaleur à Montréal. Une femme est assise et lit au bord du fleuve Saint-Laurent pendant une vague de chaleur à Montréal.

Après avoir subi près d’un an et demi de conditions météorologiques liées à La Niña, les Canadiens pourraient se retrouver confrontés à un phénomène climatique totalement différent : un «super» El Niño, selon les spécialistes du climat.

Kent Moore, professeur de physique atmosphérique à l’Université de Toronto, a affirmé mardi à l’émission CTV Your Morning que le Canada pourrait connaître des épisodes El Niño plus tard cette année, durant l’été et l’automne.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Cependant, M. Moore a souligné qu’il est difficile de prévoir des phénomènes météorologiques de cette ampleur, et que la probabilité qu’ils se produisent est de 50 %.

«Au fil des semaines et des mois, nous disposerons de meilleures prévisions et nous serons plus sûrs de savoir si nous allons ou non connaître l’un de ces événements exceptionnels», a-t-il dit.

Qu’est-ce qu’un «super» El Niño?

David Phillips, climatologue à Environnement et Changement climatique Canada, a déclaré mardi à CTVNews.ca qu’un «super» El Niño n’est rien d’autre qu’un «El Niño très puissant», c’est-à-dire une zone de haute pression importante qui apporte de la chaleur.

«Cela ne change pas radicalement le temps», a-t-il indiqué, ajoutant que cela augmente simplement la probabilité de certains phénomènes météorologiques comme les sécheresses et les tempêtes.

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Au Canada, un El Niño puissant se traduirait par un hiver plus clément dans tout le pays, selon lui.

«L’eau semble se réchauffer dans le Pacifique, ce qui crée les conditions propices à un El Niño puissant», a indiqué M. Phillips, ajoutant que cela pourrait entraîner une diminution de la glace sur les Grands Lacs l’hiver prochain, ce qui pourrait se traduire par davantage de tempêtes d’effet lac.

Cependant, M. Phillips a averti que les prévisions météorologiques sont difficiles à établir, car le changement climatique est un facteur important.

Selon les spécialistes, ce système météorologique extrême touchera surtout l’Est du Canada, précisant qu’il est généralement plus intense dans les régions où les hivers ont tendance à être plus doux.

«C’est un peu plus humide sur la côte Ouest aussi», a dit le professeur Kent Moore. «Les effets les plus importants sont mondiaux, car la température de surface de la mer dans le Pacifique est beaucoup plus chaude, et le globe tout entier est plus chaud.»

Alertes météorologiques

Cependant, le Canada est toujours aux prises avec l’emprise glaciale et tenace de l’hiver.

Les provinces et les territoires font l’objet de multiples alertes météorologiques allant des tempêtes hivernales aux rafales de neige.

Certaines régions de Terre-Neuve sont sous alerte orange pour une tempête hivernale et sous alerte jaune pour des rafales de vent, selon Environnement Canada.

Les habitants de certaines parties du nord de l’Ontario sont sous surveillance de rafales de neige associées à «un front froid arctique marqué», où ils pourraient rencontrer de brèves périodes de «très mauvaise visibilité» dans des chutes de neige abondantes, a déclaré Environnement Canada.

Certaines régions de la Colombie-Britannique sont sous alerte de tempête hivernale pour de la poudrerie, des vents forts et en rafales du nord-est et 15 à 25 cm de neige, avec un refroidissement éolien de –25 à –30 °C, de mardi à mercredi matin.

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Certaines régions de l’Alberta pourraient enregistrer 15 à 25 cm de neige accumulée, entre mardi et mercredi matin.

Les habitants de certaines régions du Québec devraient connaître une «chute de neige brève et intense» susceptible de réduire la visibilité et de détériorer les conditions de circulation, a averti Environnement Canada.

Certains habitants de l’ouest du Manitoba pourraient connaître de fortes chutes de neige mercredi, avec une accumulation de 10 à 15 cm, a indiqué Environnement Canada.

Certaines régions de la Saskatchewan font l’objet d’un avis météorologique spécial, avec environ 10 à 15 cm de neige attendus de mardi soir à mercredi soir, pouvant se prolonger jusqu’à jeudi matin.

Une zone autour de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, est sous alerte de froid avec un refroidissement éolien avoisinant les –50 °C prévu mardi, tandis que Clyde River, au Nunavut, est sous alerte de blizzard en raison d’une mauvaise visibilité et de la poudrerie.

Chaleur record aux États-Unis

Pendant ce temps, nos voisins du sud connaissent actuellement une chaleur record dans 14 États, un «gigantesque dôme de chaleur» emprisonnant l’air chaud au-dessus de certaines régions du pays. Selon les climatologues, cela pourrait bien être l’une des plus importantes vagues de chaleur de l’histoire des États-Unis.

La zone couverte par ce dôme de chaleur devrait dépasser deux autres vagues de chaleur historiques – celle qui s’est produite en 2012 dans le Haut-Midwest et le nord-est des États-Unis, et celle qui s’est produite en 2021 dans le nord-ouest du Pacifique –, selon l’historien du climat Chris Burt, auteur du livre Extreme Weather.

Au moins 479 stations météorologiques aux États-Unis ont signalé des températures record pour le mois de mars la semaine dernière, selon le Centre national d’information environnementale.

Avec des informations de l’Associated Press