Lors d’un point presse de routine sur les incendies organisé mardi à Ottawa, les prévisionnistes fédéraux ont indiqué que le risque d’incendie en septembre devrait être nettement supérieur aux moyennes saisonnières dans le nord de la Colombie-Britannique, le nord du Québec et la majeure partie du Labrador.
Depuis le début de l’année, les feux de forêt ont ravagé plus de 40 000 kilomètres carrés — une superficie presque équivalente à celle de la Nouvelle-Écosse —, marquant ainsi la première fois de l’histoire que les forêts brûlent pendant quatre années consécutives au Canada.
Un incendie de forêt a détruit environ 150 maisons, granges et autres bâtiments dans la région du sud de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, au début du mois.
En juillet, un incendie a également ravagé une grande partie de Namaygoosisagagun, également connue sous le nom de Première Nation de Collins, à 250 kilomètres au nord de Thunder Bay.
Cet incendie a fusionné avec d’autres dans la région pour devenir le plus grand feu de forêt jamais enregistré en Ontario, s’étendant sur plus de 3500 kilomètres carrés.
Pourtant, le nombre de demandes d’aide fédérale liées aux feux de forêt a chuté de manière spectaculaire cette année, ont déclaré des responsables gouvernementaux aux journalistes lors d’une réunion d’information technique.
«L’année dernière, nous avions reçu 11 demandes d’aide et de prolongation liées aux feux de forêt. En revanche, seules deux demandes d’aide liées aux feux de forêt ont été reçues à ce jour en 2026», a expliqué Craig Oldham, directeur général chargé de la sécurité publique et de la préparation aux situations d’urgence.
Depuis le début de l’année, 8616 personnes ont été évacuées des communautés des Premières Nations à travers le pays pour fuir les feux de forêt, ce qui représente une baisse par rapport aux 49 000 personnes évacuées l’année dernière.
«Depuis 2023, nous avons constaté chaque année, sans exception, un nombre record d’évacués. Cette année, nous observons une tendance inférieure à nos moyennes des années précédentes. L’année dernière, nous avons enregistré le plus grand nombre d’évacués de notre histoire, principalement en raison des incendies au Manitoba», a expliqué Natasha Klink, responsable des opérations au sein de la Direction générale de la gestion des urgences de Services aux Autochtones du Canada.
Elle a précisé que cette année, le nombre d’évacués issus des communautés des Premières Nations se situait au quatrième rang des chiffres les plus élevés jamais enregistrés.
«Si ce rythme se maintient, nous devrions nous situer à peu près au même niveau qu’en 2024.»
M. Oldham a indiqué qu’il y avait actuellement 580 feux de forêt à travers le pays, dont 30 hors de contrôle, tout en soulignant que la saison des feux de cette année était moins grave que celle de l’année dernière, qui avait été la deuxième pire saison de feux de forêt jamais enregistrée.
Les prévisionnistes s’attendent néanmoins à un mois de septembre plus sec sur une grande partie du Canada, à l’exception de l’Alberta et de la Saskatchewan, ce qui augmentera le risque d’incendie par rapport à la normale.
«Il est toutefois important de noter que le risque d’incendie saisonnier de référence pour bon nombre de ces régions est généralement très faible en septembre, a dit Yan Boulanger, chercheur à Ressources naturelles Canada. Par conséquent, bien que les prévisions indiquent un danger supérieur à la moyenne, une propagation importante des feux n’est pas jugée probable.»
La pire saison des feux jamais enregistrée s’est produite en 2023, lorsque plus de 170 000 kilomètres carrés ont brûlé, soit une superficie plus de deux fois supérieure à celle du Nouveau-Brunswick.

